Le pasteur Lezoka poursuivra ses fidèles

Controverse - Le pasteur Lezoka poursuivra ses fidèles

Il en a assez des «fausses accusations» de détournement de fonds, de malversation et d’escroquerie qui pèsent sur lui.© Agence QMI

MONTRÉAL - Le pasteur Mwinda Lezoka en a assez des «fausses accusations» de détournement de fonds, de malversation et d’escroquerie qui pèsent sur lui. Il prendra les grands moyens pour que cela cesse et poursuivra à son tour ses détracteurs, a appris le journal 24H.

«C’est de la méchanceté. C’est blessant et j’en ai assez de la diffamation. Ils devront répondre de leurs accusations gratuites devant les tribunaux», a confié le révérend de la communauté chrétienne Béthel de Montréal.

Jusqu’à tout récemment, le révérend pardonnait encore ses disciples. «Je les aime et demande à Dieu de leur pardonner, car ils ne savent pas ce qu’ils font», disait-il encore jeudi soir.

Toutefois, le chef spirituel a désenchanté apprenant que des membres de sa communauté mentionnaient haut et fort qu’il aurait notamment l’habitude de fréquenter les femmes de ses fidèles.

«Là, c’est trop. Qu’on tente de faire tomber mon église, ça va, mais que l’on m’attaque personnellement, ça ne passe plus. J’ai cinq enfants, deux garçons et trois filles de 22, 20, 18, 15 et 10 ans et je suis avec la même femme depuis 24 ans. Le mariage est sacré pour moi.»

Or, le révérend aurait été suspendu six mois relativement à une histoire d’infidélité alors qu’il était pasteur à l’Église unie, dans les années ’90, soit quelques années avant qu’il forme sa propre congrégation, en 2002.

«Je ne nie pas ces infos, mais je ne les confirme pas non plus. J’ai une éthique pastorale et biblique. J’ai quitté l’Église unie, car j’étais contre l’ordination des gais et lesbiennes», a répondu l’homme de 47 ans.

Des scandales

Une vingtaine des 150 membres de cette église d’évangélisation accusent le pasteur de leur avoir dérobé plus de 200 000 $, argent qui devait servir aux activités de l’église, située sur le boulevard Henri-Bourassa Est.

En outre, des entrepreneurs attendent toujours d’être payés. Certains ont embauché des avocats pour recevoir leur argent.

Le Congolais d'origine, établi à Montréal depuis 1992, aurait aussi envoyé des reçus pour dons de charité qui ont été déclarés non valides par Revenu Canada.

Quant aux diamants qu’il a vendus en Israël, l’évangéliste ne se cache pas pour dire que ce fut «une erreur de parcours».

Pour ce qui est des lettres de la Régie de l'assurance maladie du Québec envoyées à son ancienne adresse, à Lorraine, il assure qu’elles étaient destinées à huit Congolais membres de son église qui habitaient chez lui.

Le pasteur Lezoka est également impliqué, avec des membres de son église, dans une histoire de détournement de fonds de l’ordre de 1 million $ au Parc Safari. «Je n’ai pas peur de collaborer dans l’enquête de la Sûreté du Québec. Je n’ai rien à cacher.»

Pendant ce temps, Mwinda Lezoka assure qu’il sera présent à la messe qui sera tenue dimanche matin. Il a par contre demandé la présence de la police sachant que des anciens membres tenteront de lui faire la vie dure.


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