MONTRÉAL - La trentaine de personnes arrêtées lors des perquisitions menées dans les clubs Compassion de la métropole il y a près de trois semaines ont été formellement accusées mercredi, au palais de justice de Montréal, non sans faire de bruit.
Ces individus, jeunes et moins jeunes, sont accusés de trafic de stupéfiants, complot pour trafic et possession de drogue en vue d’en faire le trafic.
D’autres personnes arrêtées lors des frappes menées le 3 juin dernier ont également comparu à Québec.
Les personnes arrêtées à Montréal, dont le pionnier de la lutte pour la légalisation de la marijuana Marc-Boris Saint-Maurice, seront de retour le 3 septembre prochain pour la suite des procédures.
La salle d’audience était remplie à craquer pour l’occasion, certains devant parfois attendre à l’extérieur qu’un siège se libère. Les constables spéciaux chargés de surveiller la salle ont d’ailleurs eu un peu de difficulté à maintenir l’ordre durant l’audience, devant intervenir auprès de certaines personnes trop bavardes à plus d’une reprise.
Même la juge Isabelle Rheault a dû sermonner le public à quelques occasions, notamment lorsqu’un homme s’est présenté devant elle pour «défendre ses droits», et ce, même si son avocat se tenait tout juste à côté de lui.
De nombreuses personnes s’étaient déplacées pour venir appuyer les accusés, sans compter une autre trentaine de manifestants massés aux abords du palais de justice.
Lors des perquisitions, la police avait saisi près de 60 kilos de cannabis, du matériel informatique et une somme d’environ 10 000$.