Cent-soixante pompiers sont attendus sous peu en provenance de la Nouvelle-Angleterre, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique.
Seize avions citernes combattent actuellement les incendies, dont deux qui ont été prêtés par le Manitoba.
En après-midi, un porte-parole de la SOPFEU a expliqué qu'on avait réussi à éteindre une dizaine de petits incendies. Malheureusement, d'autres se sont déclarés.
En point de presse ce matin, la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), la Sécurité civile du Québec et la Sûreté du Québec (SQ) s'étaient faites rassurantes, malgré la situation explosive en forêt, le temps chaud et sec et l’absence de précipitations annoncées pour les prochains jours.
«Cinquante-neuf incendies à ce temps-ci de l’année, ce n’est pas du jamais vu, a tenu à préciser Marcel Trudel de la SOPFEU. Pensons à Baie-Comeau en 1991, et (aux autres incendies) en 2001, 2002 et 2007.» Monsieur Trudel a cependant fait savoir que le fait que plus de 60 000 hectares de forêt brûlent à ce temps-ci de l’année est exceptionnel. C'est sept fois plus que la moyenne des dix dernières années. Et ce chiffre sera probablement revu à la hausse.
Régions problématiques
Les régions les plus touchées par les incendies demeurent l'Abitibi-Témiscamingue et la Haute-Mauricie; les communautés de Manawan , Obedjiwan , Wemotaci et de Parent sont toujours menacées.
Un périmètre de 8500 km2 est fermé à tout accès. «Les policiers bloquent les routes 10 et 25 afin que les automobilistes ne puissent s’aventurer dans les zones problématiques», appuie Éloïse Cossette, sergente à la SQ.
À Wemotaci, où plus d’un millier de résidants ont été évacués, 88 travailleurs sont à pied d’œuvre afin d’arroser le périmètre entourant le village. «On noie la région, explique Marcel Trudel, au cas où les vents, qui sont cependant moins forts aujourd’hui, changent de direction et menacent la réserve.» Les incendies sont à moins d’une dizaine de kilomètres de Wemotaci selon le porte-parole de la SOPFEU.
Les évacuations
Au total, près de 2000 personnes ont été évacuées dans la province. À Manawan, 1000 résidants ont quitté leur communauté, 270 à Obedjiwan et une dizaine de personnes ont préféré fuir Parent.
Concernant les évacuations des villages et réserves menacés, il semble que plusieurs scénarios sont étudiés, mais pour le moment, toutes les évacuations sont à titre préventif. Et selon Yvan Leroux, de la Sécurité Civile du Québec, il appartient aux chefs des villages évacués de donner le signal d’évacuer en tout ou en partie les habitants de leur communauté. «Les gens ne sont pas forcés d’évacuer pour le moment«, renchérit la porte-parole de la SQ.
Cet après-midi, le Conseil de bande de Wemotaci a réclamé que la réserve soit déclarée zone sinistrée.
Pour toute information concernant les incendies de forêt, composez le 1-877-644-4545.