VICTORIAVILLE – À la deuxième journée du procès d’Alain Émond, accusé du meurtre prémédité de Réal Lemieux, un tenancier de bar de Plessisville, le mobile se précise.
Lemieux a été assassiné le 31 octobre 2008 dans un logement situé au deuxième étage du bar Saint-Calixte à Plessisville. Il a été atteint d’une décharge de carabine dans le dos.
Le principal témoin à être entendu mardi a été André Lauzon, ex-gérant d’un bar de danseuses de Sainte-Sophie-d’Halifax près de Plessisville. Ce dernier avait comme patron la victime, Réal Lemieux, 63 ans.
Le témoin a raconté connaître l’accusé Alain Émond depuis une dizaine d’années et le considérait comme un ami. Émond a déjà travaillé au bar de danseuses. Selon Lauzon, il a cambriolé le bar une nuit et s’est emparé des recettes de la journée.
La victime, selon Lauzon, a mis un collecteur à ses trousses. L’accusé n’a pas été vu dans la région pendant un an. Lauzon a affirmé que Émond projetait de cambrioler à nouveau le bar.
Il a expliqué que la victime n’était pas un enfant de cœur. Lauzon a décrit Réal Lemieux comme un revendeur de cocaïne, de marijuana et de cigarettes de contrebande.
En fin de journée, André Blain, qui agissait comme vendeur de cocaïne pour Lemieux, est venu dire qu’il avait remis 2700 $ à Lemieux une demi-heure avant l’assassinat. Cette somme provenait de ses ventes des derniers jours. L’argent n’a jamais été retrouvé sur la scène de crime ni dans les vêtements de la victime.
Le procès devant un jury de six hommes et six femmes tourne autour de preuves circonstancielles uniquement. On doit présenter de nombreuses preuves d’ADN qui relieraient Émond à la scène de crime. L’arme ayant servi à commettre le meurtre est toujours introuvable.
Le procès se poursuit mercredi.