MONTRÉAL - Pierre Guèvremont, un agent du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a été reconnu coupable, le 9 mars dernier, par le Comité déontologique des policiers du Québec d’avoir abusé de son autorité en intimidant un Montréalais.
En septembre 2007, le plaignant, Sven Hardyal, a suivi ses amis en sortant d’un bar, pour s’approcher d’une scène d’intervention entre deux patrouilleurs et des citoyens. C’est alors que les agents ont demandé au sergent Guèvremont, qui patrouillait à pied dans le secteur, de venir «voir au déroulement de l’intervention».
Alors que les policiers décernaient un constat d’infraction pour refus de circuler, M. Hardyal et un autre individu sont intervenus en faveur de leur ami.
Refusant de se nommer, ils ont été arrêtés pour entrave au travail des policiers et ont été conduits au poste de quartier 37, où le sergent Guèvremont s’est également rendu. Les policiers les ont libérés dans le stationnement après leur avoir donné un constat d’infraction.
C’est en sortant de la voiture des policiers et en se dirigeant vers le trottoir que le Montréalais a été menacé verbalement par M. Guèvremont, qui a nié les faits.
La plainte de M. Hardyal a été déposée le 15 octobre 2007 auprès du Comité qui a cru la version des faits de ce dernier. Le sergent Guèvremont devra comparaître devant le Comité de déontologie policière, le 30 mars pour connaître sa sentence. Il aura l’occasion de redonner sa version de l’histoire avant de se voir imposer une peine finale.
Il aura également la possibilité d’en appeler devant la Cour du Québec.
Le policier pourrait voir son dossier entaché par un avertissement, une réprimande, ou un blâme et pourrait même être suspendu ou congédié.
Le SPVM a refusé de commenter l’affaire.