Max Gros-Louis sème la controverse

Pub pour St-Hubert - Max Gros-Louis sème la controverse

Max Gros-Louis© Archives Agence QMI


Jean-Luc Lavallée

QUÉBEC - Les Rôtisseries St-Hubert se tiennent loin de la controverse qui fait rage à Wendake et n’envisagent aucun changement à leur stratégie de diffusion d’une publicité dans laquelle Max Gros-Louis tient la vedette.

Mardi, dans le Journal de Québec, le Grand Chef de la nation huronne-wendat, Konrad Sioui, dénonçait le versement du cachet de Max Gros-Louis à un musée qui porte son nom, mais «qui n’existe pas» encore, ce qui a semé la confusion. Plusieurs auraient cru, à tort, qu’il s’agissait de l’hôtel-musée, un projet auquel l’ex-Grand Chef a d’ailleurs contribué. Monsieur Gros-Louis projette en fait d’ouvrir son propre musée pour exposer sa collection personnelle, actuellement entreposée chez lui et dans un garage. L’affaire a créé un malaise au Village-des-Hurons.

«Pour nous, c’est un incident interne à leurs politiques ou leurs façons de faire. On ne s’associe pas du tout à ça. L’organisme à qui Monsieur Gros-Louis donnait son argent est un organisme enregistré alors pour nous, il n’y avait pas de problème, honnêtement. C’était entendu que cet argent-là servait à financer l’ouverture de son musée donc pour nous, excusez l’anglicisme, mais c’est un non issue», a répondu Josée Vaillancourt, conseillère principale aux communications de St-Hubert.

«On a toujours des commentaires très positifs des campagnes qu’on fait donc les gens ont trouvé que ça les faisait rire, mais ça n’a pas suscité de controverse connue avant l’article (publié hier). Nous, on n’avait rien entendu. Je ne suis pas sûre que tout le monde est au courant des questions indiennes alors les gens ne vont peut-être pas nécessairement plus loin dans leur thinking. Mais il n’y a rien de négatif pour St-Hubert», a ajouté Mme Vaillancourt, qui estime que les retombées de cette pub sont beaucoup plus positives que négatives d’après les échos qu’elle en a eus.

Sioui récidive

Konrad Sioui a invité une fois de plus, mardi, son prédécesseur du Conseil de bande à verser son cachet de plus de 20 000$ à la Fondation du Musée de la nation huronne-wendat, qui a besoin plus que jamais de dons substantiels. «Le musée est loin d’être rentable alors il faut lui donner une chance… On a un beau produit à offrir, mais il faut qu’on se mette ensemble. Il ne faut pas qu’on se chicane entre nous autres et que Max parte de son bord.»

Max Gros-Louis a entendu l’appel de M. Sioui, mais n’a pas l’intention d’y donner suite. «C’est non… absolument pas! Écoutez, en plus de ça, j’aurais pu le garder pour moi ce cachet-là, mais je le garde pour mon musée», a-t-il vivement protesté, ne laissant planer aucun doute sur ses projets futurs.


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