QUÉBEC - Une étudiante de 19 ans réclame 715 000 $ à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries en raison d’une blessure qu’elle a subie en introduisant la main gauche dans un planeur à bois alors qu’elle participait à un cours.
Anaïs Tremblay avait 16 ans quand, le 30 avril 2007, elle assistait à un cours d’initiation à la technologie sous la supervision de l’enseignant Joseph Coutu à l’école secondaire Les Sentiers. Suivant les allégués inscrits dans la requête déposée au palais de justice de Québec, la jeune fille aurait suivi une consigne donnée par l’enseignant qui consistait, semble-t-il, à enlever la sciure de bois sur le planeur d’un geste de la main.
C’est en effectuant cette manœuvre que Mlle Tremblay se serait introduit la main gauche dans le planeur. La jeune fille aurait eu instantanément la peau enlevée sur l’intérieur de quatre doigts. La chair et les tendons de l’annulaire et du majeur ont disparu au contact de la lame, qui était sans protection. Conduite d’urgence à l’hôpital, la jeune fille a subi, le lendemain, la première de quatre opérations à la main gauche. La première chirurgie consistait en une greffe de peau, de gras et de tendons artificiels.
Le suivi médical auquel la jeune fille a dû s’astreindre, au cours des trois dernières années, l’a obligée à s’absenter fréquemment de l’école, entraînant un retard scolaire qui l’a conduite à l’éducation aux adultes qu’elle a dû abandonner en raison de ses traitements et de sérieux maux de tête.
Renoncer
La perte de capacité de la main gauche a par la suite forcé Anaïs Tremblay à renoncer à sa participation à des équipes de baseball féminin d’élite, soutiennent les requérantes. Ses blessures l’ont empêchée de participer à des compétitions de baseball, qui ont eu lieu à Tokyo et à Québec, notamment au sein d’Équipe Canada.
De même, la jeune femme soutient avoir renoncé au programme d’études qu’elle souhaitait entreprendre soit en techniques policières ou pour devenir pompière. «Elle doit aussi renoncer à tout autre emploi ou profession pour lesquels une motricité aussi minime soit-elle des deux mains est demandée», ajoutent les demanderesses à la requête.
Anaïs Tremblay et sa mère tiennent la Commission scolaire et l’enseignant responsables des dommages subis. La cause sera entendue en Cour supérieure.