MONTRÉAL - Deux semaines après la publication involontaire d’une note de service faisant état de l’existence de quotas de contraventions, la Ville de Montréal et le SPVM persistent et signent: il n’a jamais été question d’imposer des quotas aux policiers pour renflouer les coffres de la métropole.
Pourtant, la note de service émise par le commandant Sylvain Arsenault du poste de quartier 42 à Saint-Léonard, faisait état «d’objectifs quantitatifs à atteindre pour l’année 2010» et recommandait à chaque équipe de policiers de distribuer au moins 1500 contraventions par année (125 par mois).
«Il n’y a pas de quotas»
Questionné à ce sujet, le responsable de la sécurité publique à la Ville, Claude Trudel, a refusé d’admettre l’existence de quotas imposés aux policiers.
«La Ville n’en impose pas et n’en demande pas. Je vois cela davantage comme des objectifs à atteindre qui peuvent varier d’un poste de quartier à l’autre», a-t-il dit.
Même discours du côté du directeur de la police montréalaise, Yvan Delorme, qui résume l’affaire ainsi: «notre travail est de punir les fautifs».
«Les policiers ont un travail à faire pour assurer la sécurité routière. Grâce à notre présence accrue, nous avons réduit considérablement le nombre d’accidents sur nos routes», a précisé ce dernier.
Le président de l’Association des policiers et policières du Québec, Jean-Guy Dagenais, a pourtant révélé l’existence de quotas, dans une entrevue il y a deux semaines, soulignant que le phénomène existe «depuis longtemps».
Au total, les policiers ont distribué 1 643 239 constats d’infraction et les agents de la Ville ont donné 1 034 176 contraventions en 2009.