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Intimidation dans la construction

La Sûreté du Québec enquêtera

Agence QMI 
10/03/2010 19h47 

Intimidation dans la construction - La Sûreté du Québec enquêtera
Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis. 
© Agence QMI - Archives

MONTRÉAL - La Sûreté du Québec va enquêter sur les cas d’intimidation qui seraient survenus sur des chantiers de construction de la Côte-Nord. C’est l’escouade Marteau qui va s’en mêler.

Le ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, a annoncé qu’il demandait une enquête.

Selon le réseau TVA, l’escouade marteau travaillera avec la Commission de la construction du Québec pour examiner les événements qui se seraient produits sur la Côte-Nord. Le bureau des enquêtes criminelles de la SQ sur la Côte-Nord verra ensuite s’il y a lieu de porter des accusations.

Au moins trois plaintes ont été déposées contre des représentants de la FTQ-Construction.

Des cas d’intimidation sont notamment survenus il y a un peu plus d’un an au chantier de Consolidated Thompson au lac Bloom. Des constats d’infraction pour intimidation ont été émis par le directeur des poursuites criminelles et pénales.

Plus récemment, d'autres gestes d'intimidation auraient été commis, cette fois au chantier hydroélectrique de la rivière Romaine, à l'endroit du président régional et d'un conseiller syndical de la CSN-Construction. Ce syndicat dénonce ce qu'il appelle le régime de terreur que sa rivale, la FTQ-Construction, impose sur les chantiers.

La FTQ-Construction n’a pas encore réagi à ces allégations. Mais cette situation rappelle les tensions qui avaient éclaté au début des années 2000, au chantier de la Phase Deux de l’Aluminerie Alouette, à Sept-Îles.

La solution de la CSN

À la CSN, on ne croit pas qu'une enquête policière va régler les problèmes d'intimidation sur les chantiers de construction. Pour la présidente de la centrale, Claudette Carbonneau, la solution réside dans la législation du travail.

«Les mécanismes pour placer les travailleurs (sur les chantiers), c'est quelque chose de central», a déclaré en entrevue à LCN, Claudette Carbonneau, présidente de la CSN. Selon elle, le fait que le placement des travailleurs soit confié aux organisations syndicales est source de tensions. Elle suggère donc que le placement soit confié à la Commission de la construction du Québec, un organisme paragouvernemental. «Il n'est pas normal que des gens soient pénalisés en fonction de leur affiliation syndicale», a conclu madame Carbonneau.

La CSN-Construction représente 15 % des travailleurs de cette industrie.



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