MONTRÉAL - Un homme qui a croqué sur le vif un véhicule de patrouille garé dans un espace de stationnement réservé aux personnes handicapées se dit victime de harcèlement de la part des policiers de Montréal depuis les événements.
Vendredi, 20 h 35, angle Décarie et Jean-Talon. Pascal (nom fictif) remarque un policier qui gare son auto-patrouille dans un endroit interdit.
«J’ai pris des photos, parce que je trouvais que ça n’avait pas de sens. Moi, ça faisait quatre fois que je faisais le tour pour me trouver un stationnement», raconte le jeune homme de 24 ans.
Drôle de coïncidence
Après être allé prendre un verre avec des amis au centre-ville, Pascal se fait interpeller par des patrouilleurs, angle Saint-Hubert et Saint-André. Un doute s’installe. Il fait ensuite le lien avec les événements survenus quelques heures plus tôt.
«Ils m’ont dit que j’étais un vendeur de drogue. Ils m’ont fouillé et ils ont trouvé un joint. Ils m’ont passé les menottes et plaqué le visage contre ma voiture. Ils ont ensuite fouillé tout mon véhicule», raconte Pascal.
«Je n’ai jamais été un vendeur de drogue et je ne le serai jamais», ajoute-t-il.
Menotté sur la banquette arrière de l’auto-patrouille, Pascal est libéré quelques minutes plus tard par les policiers.
Bien que l’histoire soit chose du passé, Pascal dit maintenant craindre pour sa sécurité. «Ils ont mon numéro de plaque. Je vais être obligé de changer de véhicule et de m’en louer un. J’hésite à aller voir ma blonde, qui vit à Montréal», laisse-t-il tomber.