MONTRÉAL - Exaspérés que Québec fasse la sourde oreille à leurs revendications, une cinquantaine de Montréalais menacés d’expropriation dans le cadre de la construction du nouvel échangeur Turcot ont investi le bureau régional du ministère des Transports du Québec (MTQ), mercredi matin.
Pris par surprise, les employés de l’endroit ont fait appel aux policiers, qui ont expulsé les citoyens environ une heure après leur arrivée. Personne n’a été arrêté.
L’objectif du rassemblement: obtenir un rendez-vous avec la ministre Julie Boulet afin qu’elle se prononce au sujet des démolitions d’immeubles dans le quartier Saint-Henri, ou, minimalement, qu’elle se prononce publiquement sur les expropriations touchant les citoyens vivant où serait construit le nouvel échangeur.
Le projet déposé par le MTQ prévoit l'expropriation de 166 logements dans un secteur situé dans l'ouest de St-Henri. Pour les résidents concernés, la perte de leur logement pourrait être catastrophique.
À la sortie des bureaux, situés au 500, boulevard René-Lévesque Ouest, les manifestants ont obtenu la confirmation de l’entourage de Mme Boulet qu’une date de rencontre serait bientôt fixée.
«Il a été convenu de les rappeler cette semaine pour fixer une date de rencontre avec la ministre», confirme Jolyane Pronovost, attachée de presse de la ministre.
En quittant les lieux, plusieurs citoyens concernés par les expropriations ont assuré que dans l’éventualité où ils demeureraient sans nouvelles de Julie Boulet, les moyens de pression se poursuivraient.