TORONTO — Les cigarettes de contrebande sont peut-être moins chères que les cigarettes du dépanneur, mais elles risquent de laisser un arrière-goût désagréable, car elles risquent de contenir des substances innommables.
La Coalition nationale contre le tabac de contrebande fait une mise en garde contre la vente illégale de cigarettes, mais aussi contre la fabrication illégale de cigarettes.
Souvent, ces cigarettes illégales sont fabriquées dans des remises et des garages clandestins. Il n’est pas rare que des œufs d’araignée et des matières fécales d’animaux et même d’humains se mélangent au produit final.
Des tests en laboratoire effectués par la GRC ont également dépisté des traces de moisissures dans le tabac ces cigarettes illégales.
«Ces cigarettes sont fabriquées n’importe où on l’on peut les faire à l’abri des règlements du gouvernement», précise un ex-policier à la retraite, Gary Grant, porte-parole de ce groupe.
Plusieurs de ces entrepôts clandestins sont situés en Amérique du Nord, mais aussi en Asie.
«Tout le monde sait que les cigarettes sont mauvaises pour la santé. Cela dit, l’industrie de la cigarette est l’un des secteurs les plus réglementés au Canada, a déclaré M. Grant. Si on n’en connaît pas la source, à peu près n’importe quoi pourrait se retrouver dans ces cigarettes illégales.»
Le niveau de toxines, justement, est plus élevé dans les cigarettes clandestines que les cigarettes produites légalement au Canada.
Selon une étude menée l’an dernier par la Coalition nationale contre le tabac de contrebande, quelque 30% des cigarettes fumées par les étudiants ontariens sont, en fait, des cigarettes de contrebande, soit une hausse de 4% par rapport à 2007.
De son côté, le président d’une association de dépanneurs de l’Ontario, Dave Bryans, craint pour la santé des étudiants.
«Un grand nombre de ces cigarettes aboutit dans les écoles secondaires. Ces jeunes fument des saletés», a-t-il déploré.