ST-HYACINTHE - Sébastien Lalime, 22 ans, a été accusé lundi du meurtre prémédité de son frère Jonathan, 30 ans.
Le jeune homme sans histoire, de Saint-Théodore-d’Acton en Montérégie, s’est livré à la police vendredi en disant avoir tué son frère Jonathan le 7 mai 2009 et qu’il avait enterré le corps dans un boisé du rang 12 dans la localité de Saint-Théodore-d’Acton à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Saint-Hyacinthe. Selon la Sûreté du Québec, il s’agirait d’une dispute à propos d’une troisième personne.
M. Serge Lalime, le père de Sébastien, a été rencontré avant la comparution de son fils au palais de justice de Saint-Hyacinthe. Il a déclaré qu’il vivait avec son fils Sébastien et ses quatre autres enfants.
«Sébastien travaillait dans une usine d’emballage d’œufs et il a lâché son emploi juste avant Noël, sans aucune raison ni projet. J’ai trouvé ça bizarre avec le contexte économique d’aujourd’hui».
M. Lalime a parlé de son autre fils Jonathan, comme étant quelqu’un de perturbé par la schizophrénie et la consommation de drogue. Il vivait en appartement à Saint-Hyacinthe et avait peine à payer son loyer.
«On pensait au départ qu’il avait gagné dans une vidéo-poker et qu’il était parti ailleurs», a expliqué le père.
Sébastien avait été rencontré par la police en juin dernier, car il était la dernière personne à avoir vu Jonathan vivant. M. Lalime compte visiter son fils à la prison très rapidement, entre autres pour connaître les circonstances de ce drame.
La tante
La sœur de M. Lalime, Sylvie Lalime, a confié que Sébastien était un garçon très doux.
«Depuis la disparition de Jonathan, on se fréquentait souvent». Mme Lalime n’avait rien remarqué de changé dans l’attitude de Sébastien, malgré le lourd secret qu’il gardait.
Pour elle, qui est travailleuse en relation d’aide, ce sont les drogues dures qui avaient rendu Jonathan schizophrène et ça le rendait souvent violent et en crise. Elle a ajouté que les services sociaux avaient obtenu une ordonnance de cour pour qu’il se fasse traiter.
Au tribunal, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Julie Desbiens, a demandé que le dossier soit reporté au 17 mars prochain. Le juge Guy Fortier a mentionné que ce sera pour la forme, devant un juge de la Cour supérieure.
Sébastien Lalime sera défendu par l’avocat Benoît Matte.