Marie-Hélène Couture vient d'intenter une poursuite de 1,5 million contre son ex-conjoint, en l'accusant d'avoir «abusé de (sa) générosité et de (sa) naïveté» lorsqu'il lui a donné seulement un million de dollars sur les cinq qu'il a raflés il y a trois ans.
La Saguenéenne de 32 ans rappelle qu'elle a acheté le billet gagnant à la fin novembre 2006, après environ deux mois de fréquentations avec ce propriétaire de bar. Elle allègue, devant la Cour supérieure, avoir proposé «en toute bonne foi» à Pierre Basque de cosigner le billet de loterie, «étant entendu qu'advenant que le billet soit gagnant, il y aurait partage à parts égales du gain».
Après le tirage du 7 janvier 2007, «le défendeur a convaincu la demanderesse de ne toucher qu'une partie de son gain, persuadant celle-ci qu'il serait préférable et plus avantageux pour elle que ce soit le défendeur qui gère la majeure partie de son gain (...). Le défendeur a verbalement indiqué à la demanderesse qu'il était plus prudent de lui remettre l'argent au fur et à mesure de ses besoins, plutôt qu'elle reçoive sa quote-part de 2 500 000 $ en un seul versement», plaide l'avocat de la résidante de Saint-Bruno.
Elle ajoute que Pierre Basque l'a assurée « qu'il serait toujours là pour elle dans le futur et qu'il l'aiderait et la conseillerait. (Il) a délibérément trompé celle-ci relativement à ses plans d'avenir».
Les deux ont cessé de se fréquenter peu après être devenus millionnaires.
Un «cadeau»
Pierre Basque a cependant une tout autre version des faits. Au lendemain de ce tirage de Loto-Québec, il relatait aux médias que Marie-Hélène Couture lui avait donné « en cadeau » un billet de Célébration 2007. « Ma blonde m'a demandé ce que je lui donnerais si je gagnais. Je lui ai dit: « Si je gagne les cinq millions, je t'en donne un, mon bébé. »
Après avoir appris qu'il raflait le butin, «J'ai dit à ma blonde: “Tu l'as, ton million, mon amour”», avait-il expliqué, fou de joie, en entrevue au Journal de Québec.
Son avocat, Me Régis Gaudreault, croit que la demanderesse a dilapidé son million. «On a l'impression qu'elle veut soutirer plus d'argent à mon client. C'est plutôt surprenant que, pendant presque trois ans, elle n'ait jamais rien demandé et là, on se réveille avec une poursuite», a-t-il avancé, lundi.
Journal de Québec