Réunis sur le Plateau-Mont-Royal lundi avant-midi pour y tenir une «opération affichage», les proches des deux jeunes lavallois disparus depuis bientôt une semaine ont vu une grande partie de leur travail être anéantie par des cols bleus «un peu trop zélés».
En effet, des équipes d’employés municipaux ont arpenté les rues de l’arrondissement, arrachant systématiquement toute forme d’affichage sur le domaine public.
«Aberrant»
Quelques instants plus tôt, les proches de Vincent Lamoureux et d’Hugo Pereira, avaient placardé le secteur de feuilles sur lesquelles on y voit notamment les photos des deux jeunes hommes, ainsi que le véhicule avec lequel ils auraient quitté le bar, dans la nuit de mardi à mercredi.
Témoins de la scène, des membres de l’entourage des disparus auraient fait connaître leur mécontentement à l’endroit des cols bleus. «Disons seulement que cette façon de faire manque beaucoup de cœur», dénonce le père de Vincent Lamoureux, Yvon.
«Je trouve ça un peu aberrant. Je trouve ça pas mal cute de vouloir rendre la ville propre, mais ils auraient dû venir nous aider au lieu d’enlever nos pancartes», se désole pour sa part Fabienne Ouellet, la mère d’Hugo Pereira.
Un règlement clair
Du côté de l’arrondissement, on insiste sur le fait que le règlement municipal portant sur l’affichage est très clair. «Peu importe le type d’affichage, on l’enlève. Si on laissait tout faire, ça deviendrait le free for all assez rapidement», soutient le chargé de communications de l’arrondissement, Michel Tanguay.
Selon lui, les cols bleus n’ont pas fait preuve de zèle auprès des proches des disparus. «Sur les portes des dépanneurs, des marchés d’alimentation… Il y a toutes sortes d’autres endroits où ils peuvent afficher», fait remarquer M. Tanguay.
Par ailleurs, l'enquête visant à faire la lumière sur cette mystérieuse histoire a été transférée à la section des crimes majeurs du Service de police de la Ville de Montréal.