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Québec

Suicide: l’importance d’être à l’écoute

Agence QMI 
Katherine Boisvert
31/01/2010 17h42 

Québec - Suicide: l’importance d’être à l’écoute
Julie K. Campbell, Bruno Marchand et Alexina Bouchard à la conférence de presse de l'Association québécoise de prévention du suicide. 
© Agence QMI/Sébastien Saint-Jean

MONTRÉAL - Bien des Québécois sont un jour confrontés au suicide, que ce soit d’un collègue, d’un ami ou d’un membre de sa famille.

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Le nombre de suicides en baisse

C’est entre autres le cas d’Alexina Bouchard, dont le frère de 15 ans, William, s’est suicidé en novembre 1993. Pour cette dernière, il était difficile de s’imaginer que son petit frère puisse commettre l’irréparable.

«Mon frère était grand, à mes yeux il était fort, solide. Mais quand on s’attardait à son regard, on pouvait lire un certain désarroi, affirme Alexina Bouchard, qui reconnaît qu’à l’époque, elle n’a pas su encourager son frère à consulter. À l’annonce de son suicide, ses paroles ont pris tout leurs sens.»

«J’ai encore de la difficulté à prononcer le mot suicide, mais je mesure maintenant l’importance de comprendre certains signaux. Je comprends que certaines paroles qui sont dites doivent être prises en compte», poursuit-elle.

1103 suicides par année

Au Québec, ce sont 1103 William qui se sont enlevé la vie en 2008, soit 842 hommes et 260 femmes. Bien que ce nombre soit encore très élevé, le taux de suicide a toutefois diminué d’environ 4 % par année depuis le début des années 2000.

Selon le directeur de l’Association québécoise de prévention du suicide, Bruno Marchand, qui lançait dimanche la 20e édition de la Semaine de prévention du suicide, ces résultats sont principalement dus à la prévention et à la conscientisation de la population.

Selon ce dernier, «la mobilisation sociale est une des pistes importantes» pour enrayer le suicide. «On a avantage à se faire confiance et à oser demander de l’aide pour nous ou pour les autres», ajoute M. Marchand.

Les hommes et le suicide

Même si le taux de suicide tend à diminuer chez les hommes, ce sont toutefois 22 hommes sur une population de 100 000 personnes qui passent à l’acte contre sept chez les femmes.

Selon Bruno Marchand, c’est principalement parce que les hommes demandent moins d’aide et qu’ils sont donc «plus vulnérables». «Je pense qu’il faut adapter nos services pour rejoindre les hommes. Il faut être proactif et aller vers eux.»

Sous le thème «Y avez-vous déjà pensé?», la Semaine de prévention du suicide se poursuit jusqu’au 6 février.



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