Au cours de la violente échauffourée qui a précédé la mort de Fredy Villanueva, l’agent Jean-Loup Lapointe s’est senti «mal à l’aise et vulnérable» et aurait craint pour sa sécurité et celle sa collègue Stéphanie Pilotte.
Le rapport de police qu’il a rédigé dans les jours suivants les événements du 9 août 2008, qui a été rendu public aux médias mardi à l’occasion de la reprise de l’enquête publique du coroner Perreault, rend compte de la version personnelle des faits du policier.
Le policier y explique qu’il est intervenu auprès de cinq jeunes hommes, dans le parc Henri-Bourassa, parce que ces derniers jouaient aux dés, ce qui contrevient à un règlement municipal.
Selon ce dernier, sa collègue et lui auraient été molestés par un des individus interpellés, ce que Stéphanie Pilotte confirme dans sa version des faits.
«À cet instant, la peur d’être blessé gravement et de mourir m’envahit. Ma vie et celle de ma partenaire sont en danger immédiat (…) Ils sont dans une position de force et me dominent complètement», écrit M. Lapointe dans son rapport, où il rapporte également avoir tiré «trois ou quatre balles».
Lapointe a tiré au moins trois fois
Ces révélations semblent confirmer l’hypothèse du balisticien Éric Hudon qui a révélé mardi que Villanueva n’était qu’à quelques centimètres du canon de l’arme de Lapointe lorsqu’il a été tiré une première fois.
Selon M. Hudon, au moins trois des quatre balles tirées proviennent du revolver de M. Lapointe, qui aurait fait feu à au moins trois reprises en l’espace de quelques secondes.
L’enquête publique se poursuit mercredi avec le témoignage de Stéphanie Pilotte.