Pour augmenter les seins, il
injecte des cellules graisseuses
prélevées par liposuccion au
niveau des fesses, des cuisses et
du ventre.
Dans sa décision de 33 pages, le conseil
de discipline du Collège des médecins
reproche au Dr Bisson d’aller à l’encontre
des données scientifiques reconnues. Il
est d’ailleurs le seul chirurgien esthétique
à offrir ce type de traitements pour
l’augmentation mammaire.
Déjà en 2000, il avait reçu un avertissement
du Collège des médecins. Il avait
cessé, mais a repris en 2003.
Les seins ont «fondu»
Il s’agit d’une victoire pour les deux
patientes qui ont fait confiance à ce
chirurgien. Les deux femmes ont dû endurer
des douleurs pendant des mois, en plus
d’avoir vu leurs seins « fondre » au cours
des semaines suivant la chirurgie.
«J’ai des creux sur les cuisses, la forme
de mes fesses a changé et j’ai des plis sur le
ventre quand je prends certaines positions», avait soutenu une des patientes,
Manon Valade, en entrevue au Journal
quelques jours avant l’audition de la cause
en septembre 2008.
Une «cobaye»
La femme de 44 ans a déboursé quelque
5 644 $ pour son augmentation mammaire.
C’est suite à un accouchement qu’elle avait
décidé de consulter en raison d’une diminution
du volume et du galbe de
ses seins.
Quant à Chantal Atkinson,
elle a mentionné aux membres
du conseil de discipline que les
douleurs «ont persisté longtemps
après, notamment à la
cuisse droite.» Elle s’est sentie
comme un «cobaye» aux mains
du Dr Bisson.
Selon sont témoignage, le
Dr Bisson lui avait promis un
bonnet de plus et aucune
marque sur le corps. Or, ses
seins se sont amenuisés et étaient revenus
à leur taille originale quatre jours après
l’intervention.
- La technique de transfert de gras existe
depuis 1990. Elle n’a toutefois jamais
fait consensus. On s’est notamment rendu
compte qu’elle pouvait causer des
microcalcifications, de l’infection et de
l’écoulement.