Le juge de la Cour supérieure rejette
donc la requête de la famille montréalaise
d’Arturo Gatti, qui souhaitait que son
ancien gérant, Pat Lynch, soit nommé
comme liquidateur.
Le juge Chaput explique sa décision
par le fait que, dans l’état actuel du dossier,
le second testament, qui favorise
Mme Rodrigues et qui la désigne comme
liquidatrice et légatrice universelle, est
toujours valide.
«Aussi, il n’y a pas de preuve que la défenderesse
(Amanda Rodrigues) agit ou
aurait agi contre les intérêts
de la succession», poursuit
le juge, qui lui ordonne
toutefois «de ne disposer
d’aucun bien de la succession
[...] sans autorisation
préalable du tribunal».
Fabrizio et Ida Gatti, qui
contestent la validité du
dernier testament d’Arturo,
craignaient qu’Amanda
Rodrigues ne puise dans
les fonds de la succession
sous prétexte de subvenir
aux besoins alimentaires de son fils, Arturo
Junior.
«Quand elle va demander une pension
alimentaire pour l’enfant, [...] les aliments
sont fixés en accord avec le liquidateur.
Elle ne peut pas porter les deux chapeaux», a indiqué l’avocate des Gatti,
Grace Di Pace, lors de représentations devant
le juge, mardi.
Le juge a rejeté cet argument,
soulignant qu’il serait toujours
possible, en cas de conflit d’intérêts,
de nommer pour l’enfant
un tuteur ad hoc ou même un
procureur.
- En droit civil, le liquidateur
testamentaire est la personne
qui a notamment la responsabilité
de faire l’inventaire des biens
d’une personne décédée et de les
conserver pour la succession.
- Agissant pour leur cliente, qui
est liquidatrice, les procureurs de
Mme Rodrigues ont déménagé, hier, tous
les biens du couple qui se trouvaient
dans leur condominium du boulevard
Harry, à Saint-Léonard, vers un autre
condominium, boulevard Saint-Laurent,
à Montréal, qui avait été acheté en
juin par Arturo Gatti.