Sitôt élu, le maire Gérald Tremblay fait tout le contraire de ce qu’il avait affirmé, selon M. Francoeur.
«Gérald Tremblay fait la démonstration qu’on peut dire n’importe quoi en campagne et qu’une fois au pouvoir, on peut faire exactement le contraire, rage M. Francoeur. Est-ce que le maire a une parole ou il n’en a pas?»
«C’est aberrant. C’est un manque flagrant de respect pour ces policiers», ajoute le président de la Fraternité.
Un ordre du chef
Selon ce dernier, les commandants des différents postes de quartier ont reçu l’ordre de la part du chef de police, Yvan Delorme, de mettre à pied les policiers temporaires qui terminent ces jours-ci leur deuxième stage au SPVM, soit l’équivalent de 3000 heures de travail. Les coupures budgétaires au SPVM seraient à l’origine de ces mises à pied.
Déjà, entre 15 et 20 policiers auraient été remerciés. «D’ici deux semaines au maximum, il va y en avoir 130 qui se seront faits dire ‘Merci bonsoir, tu es parti’», dit M. Francoeur.
Qui plus est, Yvan Francoeur estime que si la tendance se maintient, 60 autres policiers temporaires dont le stage vient à échéance en janvier vont subir le même sort.
Cela représenterait donc 250 policiers de moins dans la métropole. «Ce sont entre trois et six policiers de moins par poste de quartier. Ce n’est pas rien», indique le président de la FPPM.
«Avec les départs à la retraite qui ne sont pas remplacés et les congés de maternité, c’est impossible de donner le même service tant au niveau de la patrouille que de la réponse aux appels», prend-il soin d’ajouter.
On compte actuellement environ 4700 policiers à Montréal.
La Ville se défend
Du côté de la Ville de Montréal, on indique que ces départs sont nécessaires en vertu de la convention collective.
«La convention est claire: au terme de deux années consécutives, la Ville doit ou bien embaucher l’employé temporaire ou bien le mettre à pied. La Ville aurait souhaité prolonger leur mandat temporaire, mais on ne s’entend pas avec la Fraternité. On applique donc la convention telle qu’elle est prévue», dit Jean-Yves Hinse, directeur des relations professionnels à la Ville de Montréal.