L'homme était arrivé à l'urgence accompagné d'ambulanciers, mais quatre heures plus tard, le personnel n'arrivait plus à le retrouver après l'avoir fait patienter sans surveillance dans la salle d'attente.
«C'est incroyable, on l'a envoyé justement à l'hôpital pour sa sécurité», rageait hier son fils, Henri Huot, un menuisier à la retraite de Saint-Hyppolite.
Il n'y a à peu près rien que les policiers de Saint-Jérôme, la famille, des amis et bénévoles n'ont pas fait depuis mercredi pour retrouver la trace de l'octogénaire.
L'hôpital n'a pas été fouillé une, mais bien six fois !
«On a sorti les plans de tous les bâtiments de l'hôpital et on a fouillé toutes les salles, toutes les garde-robes, tous les recoins. On a fait débarrer toutes les portes. Nous avions eu l'expérience par le passé, dans une école, d'un enfant autiste disparu que nous avions fini par retrouver dans une salle d'entretien», a raconté hier le sergent-détective Stéphane Goyette, du service de police de Saint-Jérôme.
Pis encore, les policiers ont sorti la liste de tous les patients de l'hôpital et ont vérifié leur identité un à un, souvent par le bracelet d'inscription d'hôpital.»
«Son fils nous avait dit que ça lui était déjà arrivé de changer de lit, donc on n'a pas pris de chance», note l'enquêteur.
Chiens, hélico, bénévoles
Les policiers ont déclenché l'alerte à 22h38 mercredi soir. Les patrouilleurs ont vainement sillonné les rues avoisinant l'hôpital.
Le lendemain, les maîtres chiens de la Sûreté du Québec ont parcouru les fossés et des boisés. L'hélicoptère de la SQ est aussi venu survoler les lieux.
Une deuxième battue a été effectuée plus tard par l'escouade canine des Laurentides et ce, jusqu'au milieu de la nuit.
Vendredi, tout l'espace parcouru par les chiens a été refait à pied par des policiers.
Tout ce qui se trouve à 800 mètres autour de l'hôpital a été fouillé : fossés, cabanons, piscines, dessous de galeries, etc.
Les policiers, des proches et des bénévoles ont placardé tous les dépanneurs et commerces ouverts durant la nuit.
«Quand on faisait du porte-à-porte, tous les gens nous disaient avoir vu l'affiche», note le sergent Goyette, mais pas le disparu.
«La police a vraiment fait son travail», estime Henri Huot.
Il ne peut pas en dire autant de l'hôpital : «Ils ne s'en sont pas occupés, dit-il. Maintenant il fait froid, ça me fait mal de penser où mon père peut se trouver.»