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Montréal

La rue Sainte Catherine, sexiste?

Agence QMI 
Sarah-Maude Lefebvre
24/09/2009 16h40 

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Montréal - La rue Sainte Catherine, sexiste?
Positions suggestives, jeunes femmes aux lèvres entrouvertes et aux décolletés plongeants, les publicités de plusieurs magasins de vêtements sont très osées. 
© Agence QMI/Sarah-Maude Lefebvre

Positions suggestives, jeunes femmes aux lèvres entrouvertes et aux décolletés plongeants, les publicités de plusieurs magasins de vêtements situés sur la rue Sainte-Catherine provoquent l’ire d’associations féministes qui y voient là un danger potentiel pour les jeunes filles.

«Sainte-Catherine est une rue sexiste où les vitrines sont à l’image de notre société. Le succès = la beauté= le sexe. Voilà la formule», dénonce Lydya Assayag, directrice du Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF).

En effet, un simple passant n’a pas à marcher très longtemps sur cette artère du centre-ville avant d’être confronté à des publicités osées. Entre les rues Peel et Bleury, 24 Heures a recensé au moins une dizaine d’affiches suggestives dans les vitrines de magasin, tels Guess ou Buffalo.

«C’est triste car ces publicités ont beaucoup d’impacts auprès des jeunes filles et des préadolescentes. On leur montre qu’on ne peut séduire que par une sexualité qui n’est pas égalitaire entre hommes et femmes», souligne Mme Assayag.

La «sanction du consommateur»

L’Association féminine d’éducation et d’action sociale (AFEAS) dénonce pour sa part ce «retour à la publicité sexiste qui avait pratiquement disparue au cours des dernières années».

«Les boutiques de la rue Sainte-Catherine jouent beaucoup plus sur la sexualité dans leurs publicités qu’il y a quelques années. C’est inquiétant dans la mesure où ça s’adresse à des filles de plus en plus jeunes», remarque Hélène Cornellier, coordonnatrice à l’AFEAS.

Pour Bernard Motulsky, titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing de l'UQAM, la publicité ne fait que refléter «la tendance forte du moment, le paraître».

«Il y a par contre une question de responsabilité de l’annonceur qui doit rester dans les limites de ce qui est acceptable. La cas échéant, le consommateur n’a qu’à boycotter le produit en question, c’est encore la meilleure sanction possible», commente-t-il.

La Coalition nationale contre les publicités sexistes, qui regroupe plus de 117 groupes communautaires, a entrepris des actions contre les détaillants annonçant des publicités sexistes, notamment la compagnie BROWNS, l’an dernier, pour son catalogue HIVERS 2008-2009.

24 Heures a tenté de rejoindre divers commerces au sujet des publicités dénoncées mais ces derniers n’ont pas retourné nos appels.



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