Le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, a fait une sortie en règle contre l’administration Tremblay qui voit, selon lui, les policiers comme des distributeurs de contraventions.
En entrevue à TVA, M. Francoeur a avancé hier que l’administration Dauphin-Tremblay demande aux policiers de faire rentrer de l’argent dans les coffres de la Ville au lieu de combattre la criminalité.
«On ne se le cachera pas, il y a une hausse généralisée de la criminalité à Montréal. Il y a des enquêtes qui sont compromises, nous avons l’ADN et des empreintes digitales de retour de scènes de crime qui dorment dans des tiroirs, car nous n’avons pas les moyens de travailler», déplore M. Francoeur.
Le président de la Fraternité des policiers dénonce également le fait que les quotas de contraventions soient passés de 16 à 18.
«Dans les postes de quartier présentement, ont affiche le nombre de contraventions émis par groupe de travail afin de faire une compétition pour le nombre de contraventions données», critique le représentant du syndicat du SPVM.
«Une soixantaine de policiers ont quitté et n’ont pas été remplacés, ça représente six policiers de moins par poste de quartier. J’espère que quelqu’un va comprendre un jour qu’un service de police est une entreprise de services et non une entreprise rentable», renchérit Mr. Francoeur.
La ville de Montréal a imposé des coupures de 14 M$ au SPVM en 2009.