Un présumé prédateur sexuel épinglé

Saguenay

Michel Tremblay aurait obtenu le numéro de téléphone de la présumée victime via une offre de gardiennage. © Agence QMI


Sylvain Trépanier

Dernière mise à jour: 17-08-2009 | 21h54

Un individu de 35 ans a comparu dimanche au palais de justice de Chicoutimi relativement à une séquestration suivie d’une agression sexuelle sur une adolescente de 12 ans survenues samedi à Saguenay.

Selon le récit des événements faits par l’agent Bruno Cormier, porte-parole de la police de Saguenay, l’homme en question, Michel Tremblay, serait parvenu à donner un rendez-vous à la jeune fille dans le stationnement d’un dépanneur de l’arrondissement Chicoutimi après avoir obtenu son numéro de téléphone via une offre de gardiennage affichée dans un commerce.

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Les explications

Après avoir contacté l’adolescente, celle-ci s’est rendue rencontrer son agresseur en compagnie de sa mère.

«L’homme qui est beau parleur est parvenu à atténuer toutes les inquiétudes naturelles qu’avaient la fille et la mère, tant et si bien qu’un peu après 18h, la mère a laissé l’adolescente monter à bord de la voiture de Tremblay. Par précaution, elle a laissé son téléphone cellulaire à l’adolescente», explique l’agent Cormier.

Ce que toutes deux ignoraient, c’est que l’homme en question se trouvait à bord d’une voiture qu’il avait volé le matin même et qu’il s’agissait d’un homme à la feuille de route judiciaire plus que garnie. Qui plus est, l’homme avait été condamné à une peine d’emprisonnement en 2005 pour l’agression sexuelle d’une adolescente.

Ce qui devait arriver arrivât, l’homme a emprunté une route peu fréquentée du secteur, l’a amené jusque dans un boisé où il l’a agressé sexuellement. Les détails concernant l’agression n’ont toutefois pas été dévoilés par la police.

Faisant preuve d’un incroyable sens de la persuasion, l’adolescente a convaincu son agresseur de s’en aller en la laissant sur place.

En panique, la jeune fille a contacté le 9-1-1 pour raconter ce qui lui est arrivé, sans pour autant être en mesure de préciser l’endroit où elle se trouvait. Dans un moment de lucidité, l’adolescente a pris le numéro de plaque de la voiture de son agresseur qu’elle a transmis aux policiers.

«Le véhicule en question a été retracé à l’intersection Deschamps et Ste-Geneviève. Après une courte poursuite et une embardée, l’homme est finalement arrêté et amené au poste mais refuse de dire où est la jeune fille», ajoute l’agent Cormier.

Toutefois, les services d’urgence parviennent à localiser le secteur d’où provient l’appel cellulaire.

Alors qu’elle est en contact constant avec une répartitrice de la police, la jeune fille donne des indications quant à la distance qui la sépare des patrouilleurs en disant en temps réel si le bruit des sirènes qu’elle entend se rapproche ou s’éloigne.

Ignorant que son agresseur avait été épinglé et craignant que son agresseur ne l’attende plus loin, la jeune fille refusait obstinément de quitter l’endroit où elle se trouvait.

Les policiers l’ont finalement retracée et amenée à l’hôpital même si la jeune fille voulait d’abord rencontrer la répartitrice qui l’avait accompagnée et réconfortée pendant que les policiers tenter de la retrouver.

«Après être passé par l’hôpital et avoir fait une déposition, l’adolescente a pu rencontrer la répartitrice en question», mentionne Bruno Cormier.

L’accusé avait été arrêté le jour de son anniversaire en 2005 pour une agression commise dans des circonstances similaires. Il a reçu sa libération d’office en février en a de nouveau été arrêté et condamné au mois de mai pour un bris de probation.

Tremblay est accusé d’agression sexuelle grave, d’agression sexuelle sur une mineure, d’enlèvement, de séquestration, de menaces de mort, de voies de fait, de conduite dangereuse, de refus d’obtempérer à un ordre de s’arrêter, de vol, de bris de probation et de bris d’engagement.

Sa feuille de route compte une cinquantaine de dossiers.

Mesures de sécurité à prendre

Le cours gardiens avertis, prodigué par la Croix Rouge, est clair concernant certaines mesures de sécurité.

Ainsi, il est fortement déconseillé d’afficher ses services dans un endroit public, comme les épiceries, dépanneurs ou clubs vidéo. Gardiens Avertis suggère de se contenter du bouche à oreille, de la famille, de l’entourage immédiat et des voisins pour publiciser son offre de service.

Le cours mentionne également que le jeune gardien doit se déplacer chez la famille avec l'un de ses parents et bien sûr, dans un domicile.

Le cours est très clair sur la sécurité et la prévention pour éviter des situations comme celles qui ont eu lieu à Saguenay.


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