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Tuée par un bloc de béton

La famille de Léa inconsolable

Marc Pigeon
Le Journal de Montréal
18/07/2009 06h53 

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Tuée par un bloc de béton - La famille de Léa inconsolable
Léa et Hani étaient de grands amis au collège Vanier avant de tomber amoureux l’un de l’autre. 
Photo: courtoisie

Les membres de la famille ne parviennent pas à sécher leur larmes tant ils sont accablés par la mort brutale et injuste de leur belle Léa, tuée par la chute d'un morceau de ciment au cours d'un souper romantique jeudi soir.

«C'était un ange, elle aidait tout le monde», dit la mère de la jeune femme de 33 ans, Micheline Guilbeault, lors d'une entrevue avec Le Journal.

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Léa Guilbeault revenait d'un séjour de trois jours dans les Laurentides, où elle était allée se reposer avec son mari, Hani Beitinjaneh. Tous deux se trouvaient sous la verrière du restaurant Mikasa Sushi, rue Peel, à Montréal, lorsque l'impensable s'est produit.

Un bloc de béton s'est détaché du mur de l'immeuble abritant aussi le Residence Inn Marriott, au 18e étage, pour s'écraser directement sur elle. Son amoureux a quant à lui eu des doigts sectionnés.

Une relation de longue date

Tous deux s'étaient rencontrés sur les bancs du collègue Vanier, il y a de cela 17 ans. Ils étaient de grands amis avant de devenir des amoureux et de se marier, il y a deux ans, au cours d'un fastueuse cérémonie à l'italienne.

Ils habitaient au second étage d'un duplex du quartier Villeray, soigneusement rénové par son père.

«Une fille comme ça, ça ne se trouve pas», dit sa mère Micheline, fière de montrer comment sa fille tenait son appartement propre et rangé.

Le couple songeait sérieusement à avoir des enfants. «Elle en parlait beaucoup», indique sa tante Julie Roméo.

Princesse

«C'était une princesse au coeur d'or, a dit son autre tante, Cécile. Le Bon Dieu veut du bon monde avec lui», poursuit-elle, les yeux rougis, pour expliquer le départ subit d'une aussi bonne personne.

Les proches de la disparue sont demeurés peu bavards sur les causes de l'accident.

«Ce n'est vraiment pas possible», dit sa mère en essuyant ses larmes.

«C'est affreux, c'est une chose qui ne devrait pas arriver», ajoute sa tante Cécile.

Quant à son mari, il reposait toujours à l'hôpital, où il devait demeurer encore une nuit. On devait lui amputer le bout de quelques doigts.

«Il pleure depuis que c'est arrivé, il n'arrête pas de pleurer. Il répète qu'il a perdu sa meilleure amie», raconte Cécile, la tante de Léa.

À la Caisse populaire Cité-du-Nord de Montréal, où Léa travaillait comme conseillère depuis cinq ans, c'était la commotion.

«Les employés sont sous le choc, dit sa patronne Suzanne Carrier. Elle était appréciée, aimée et faisait du bon travail. Elle va beaucoup nous manquer...»



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