Il n'était pas encore 18 h lorsque le drame est survenu, devant les yeux horrifiés des clients qui étaient attablés au restaurant Mikasa adjacent à l'hôtel Residence Inn Mariott, situé au 2045 de la rue Peel, en plein centre-ville.
Jeff Bailey marchait avec son fils de deux ans sur le trottoir situé à une quinzaine de mètres du restaurant lorsqu'il a entendu «un gros éclat.»
Comme une bombe
«J'ai arrêté et j'ai vu que les vitres étaient toutes cassées, raconte-t-il. J'ai pris mon cellulaire et j'ai appelé le 9-1-1», indique cet informaticien de 33 ans, qui travaille chez Google.
Justine Lafon, 23 ans, et son amie Marie Fidèle, 28 ans, sont arrivées sur les lieux quelques secondes seulement après ce que la police considérait hier soir comme un terrible «accident.»
«On arrivait en taxi quand on a vu tout le monde sortir en courant, raconte Mme Fidèle. Des gens criaient. Ils disaient qu'une bombe venait de tomber.»
Son amie Justine s'est approchée de la scène, où elle a aperçu le corps de la femme de 33 ans, une Montréalaise, écrasée par le bloc de béton long d'environ deux mètres.
La victime, qui avait les cheveux blonds et portait un chandail rose selon des témoins, gisait au sol, son corps recouvert de morceaux de verre brisé.
«Son copain lui criait de rester avec lui en anglais. Il disait stay with me, stay with me», relate-t-elle.
L'homme a été transporté à l'Hôpital général de Montréal. Il a été traité pour un violent choc nerveux et aurait perdu des bouts de doigt. Selon des témoins, sa chemise blanche était maculée de sang, à son départ pour le centre hospitalier.
Le serveur du couple était sous le choc, indique Justine Lafon. «Il m'a dit qu'il avait organisé quelque chose avec le copain de la femme. Apparemment, il devait la demander en mariage», raconte-telle.
Changement de température?
La police de Montréal a érigé un imposant périmètre de sécurité face à l'hôtel, hier soir, afin de vérifier les bandes vidéo et d'examiner la scène. Les enquêteurs ont rapidement conclu que le drame était accidentel, explique l'agent Olivier Lapointe, du SPVM.
Le secteur devait demeurer fermé à la circulation tant que des experts n'avaient pu déterminer si l'hôtel était sécuritaire.
En soirée, des proches de la victime ont accouru sur les lieux, alors que les pompier et un coroner examinaient la structure.
De nombreux curieux ont accouru sur les lieux au cours de la soirée. Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a notamment été aperçu sur place.
Dans la foule de curieux, l'ingénieur Daniel Mercier tentait de comprendre ce qui avait pu se produire.
«Ce sont des plaques de béton préfabriqué, explique M. Mercier. Elles peuvent bouger avec les changements de températures.
Ni les employés, ni les administrateurs de l'hôtel Residence Inn Marriott n'ont donné suite aux appels du Journal.