Ronald Renaud, un homme dans la soixantaine de Sainte-Anne-de-Bellevue, doit la vie à sa voisine, plus âgée. Mais le hasard a voulu qu’il lui apporte un grand réconfort, lundi.
Nous sommes le 17 juin. «Cette nuit-là, j’ai entendu des bruits sourds. Comme il y a souvent des tournages dans le coin, j’ai pensé qu’une équipe de cinéastes était à l’œuvre. Je me suis rendormi d’un sommeil profond.»
Quelques minutes plus tard, on tambourine à sa porte. Il finit par se réveiller. «Sors de là, lui crie sa voisine, une septuagénaire, il y a le feu!»
L’homme sort prestement, avec quelques effets personnels. «Elle m’a sauvé la vie. Je n’avais même pas de détecteur de fumée. Et, comme l’appartement a été enfumé complètement, j’y aurais laissé ma peau.»
Dehors, Mme Savard pleure. Son chat est resté à l’intérieur. Des pompiers font l’impossible pour le retrouver. En vain!
Il retrouve le chat de sa bonne samaritaine
Même s’il est affecté par le sinistre, l’homme écoute les conseils de ses amis et retourne, ce lundi (6 juillet), à son ancien logement ravagé.
«En ouvrant la porte, j’ai vu des excréments. J’étais certain qu’il y avait un rat. En allant chercher des vêtements dans le garde-robe, j’ai vu le chat de Mme Savard. Il a vraisemblablement survécu en buvant de l’eau.» Il a immédiatement téléphoné à la dame qui a rappliqué, illico, pour récupérer la bête. «Ils étaient contents de récupérer leur "bébé". Ce fut la façon de dire merci à cette dame qui avait emménagé quelques jours avant le sinistre. Si elle n’avait pas été là, je ne pourrais raconter cette histoire. Depuis, je me sens bien. Et j’apprécie le quotidien.»
Pour des raisons personnelles, la dame n’a pas accordé d’entrevue au 24-heures. Elle s’est relogée dans l’arrondissement Dorval, après avoir tout perdu. Son chat, lui, ronronne à nouveau, auprès d’elle.