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Voies de fait contre Bobby Nadeau

Jonathan Roy demande l'arrêt des procédures

Agence QMI  Jean-Luc Lavallée
03/07/2009 12h30 - Mise à jour 04/07/2009 07h28

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Voies de fait contre Bobby Nadeau - Jonathan Roy demande l'arrêt des procédures
Jonathan Roy s'est depuis tourné vers la chanson. 
© Agence QMI

Le gardien de but des Remparts de Québec, Jonathan Roy, a signé une requête en arrêt des procédures, déposée vendredi par son avocat, relativement aux gestes hyper médiatisés qu'il a posés au Centre Georges-Vézina à l'endroit de Bobby Nadeau en mars 2008.

Jonathan Roy, le fils du célèbre gardien de but Patrick Roy, doit normalement subir son procès pour voies de fait les 13 et 14 juillet prochain au palais de justice de Saguenay. Me Steve Magnan, qui représente le jeune homme devenu chanteur, compte présenter sa requête au juge Valmont Beaulieu en ouverture de procès le 13 juillet.

Roy, maintenant âgé de 20 ans, s'était rué sur le gardien des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau, lorsqu'une bagarre générale a éclaté. Nadeau n'avait pas voulu engager le combat et n'avait pas riposté, se faisant rouer de coups. Ce dernier n'avait pas été blessé. Ces images ont fait le tour du monde et ont roulé en boucle sur les chaînes d'information continue.

Abus de procédure

L'avocat soutient que son client a été victime d'un «abus de procédure» puisque le directeur des poursuites criminelles et pénales a émis une nouvelle directive, plus de quatre mois après les incidents, en «changeant les règles du jeu» concernant la violence dans le sport et l'a appliquée rétroactivement dans le cas de Jonathan Roy, qui a été formellement accusé le 31 juillet 2008.

Auparavant, pour qu'une accusation soit déposée contre un joueur de hockey, la victime devait avoir subi des lésions corporelles, selon Me Magnan.

«Cet enchaînement de faits démontre qu'en modifiant ses directives et en faisant une application rétroactive, ce qui est contraire au principe de justice fondamentale, le DPCP cherchait spécifiquement à porter des accusations contre le requérant», peut-on lire dans le document déposé à la Cour du Québec.

Ainsi donc, Jonathan Roy «est le seul impliqué dans cet incident à faire l'objet d'une accusation malgré que des gestes semblables ont été commis par d'autres joueurs», ajoute Me Magnan dans sa requête de 15 pages. Selon ses prétentions, «il s'agit d'un des cas les plus clairs et des plus manifestes d'abus de procédures.»

«Aucune autre réparation que l'arrêt des procédures ne peut raisonnablement faire disparaître ce préjudice», conclut l'avocat de défense qui fait également valoir que les enquêteurs ont insisté auprès de M. Nadeau afin de savoir s'il avait subi des lésions corporelles, ce qui n'était pas le cas.

Il n'a pas été possible de joindre ni Jonathan Roy, ni son père Patrick, ni Me Magnan qui, ironiquement, représente à Montréal ces jours-ci un autre joueur de hockey de la LHJMQ dans une affaire de violence sur la patinoire, en chambre de la Jeunesse.

Le Journal de Québec



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