Un employé de centre jeunesse trouvé coupable


Stéphane Tremblay

Un homme de 38 ans travaillant auprès des jeunes a été reconnu coupable d’attouchements sexuels sur une adolescente, mardi, au palais de justice de Montréal.

Zaid Alokka était agent d’intervention dans un centre jeunesse lorsque les gestes ont été posés, voilà quatre ans.

Selon la plaignante, il lui aurait demandé de «devenir sa femme et de lui faire des enfants».

Elle accuse l’homme de lui «avoir léché les seins et le ventre. J’aurais dû dire non, je me sentais mal à l’aise», a raconté celle dont nous ne pouvons dévoiler l’identité.

Alokka, lui, nie toutes les allégations. Le Montréalais précise qu’il vit avec une femme, mère de trois enfants. Il a mentionné que la plaignante avait «tendance à inventer des histoires».

La juge Céline Lamontagne a soutenu que, même si l’accusé était au fait que la jeune fille avait tendance à mentir, il n’avait pris aucune mesure particulière. «Au contraire, il y a même eu échange d’informations personnelles entre les deux. Monsieur était en situation d’autorité et son but était d’assurer la sécurité des jeunes», a-t-elle mentionné.

Un autre détail troublant pour Alokka, c’est que son ADN a été retrouvé sur le corps de la plaignante. Pour sa défense, il s’est dit victime d’un coup monté. Il est en congé sans solde depuis les accusations.

La juge entendra les représentations sur sentence le 28 septembre. La peine maximale est de cinq ans de pénitencier.

Toujours en liberté, Zaid Alokka a quitté le palais de justice la mine base, sans émettre de commentaire.


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