Réagissant aux derniers débordements survenus dans ce quartier, l’artiste a déclaré que les tensions qui font rage s’estomperont lorsque tous les enfants de la ville seront traités de la même manière.
«Si c’était l’enfant de Jean Charest qui avait été tiré dans un parc, est-ce que l’affaire aurait été gérée différemment? Si c’est le cas, et on se doute tous que ça l’est, nous faisons face à un grave problème de société. Aux yeux de la loi québécoise, tous les citoyens sont égaux, peu importe leur rang social», explique-t-il en faisant référence aux événements d’août 2008 qui ont causé la mort de Fredy Villanueva.
Justice à deux vitesses
M. Mervil pense que la fureur gronde dans Montréal-Nord depuis cet incident, puisque les gens ont l’impression qu’il existe deux justices.
«Aucune accusation ne sera portée même si rien ne semble clair et qu’on ne sait pas trop ce qui s’est passé. C’est comme si les policiers étaient au-dessus de tout ça, comme s’il y a avait deux côtés à la loi. C’est normal que les gens de toutes les couleurs sortent et gueulent contre la situation.»
L’auteur du livre Ma race est la meilleure ajoute que les images montrées en rafale à la télévision donnent souvent l’impression que les émeutes sont plus imposantes qu’elles le sont réellement.
La nuit dernière, une mini-émeute impliquant une cinquantaine de jeunes a éclaté dans Montréal-Nord. Neuf individus ont été arrêtés mais personne n’a été blessé gravement.