«Les moyennes et grandes entreprises n’avaient à peu près pas de structure pour contrer le harcèlement au travail. On est passé jusqu’à 35% et 40% des entreprises qui ont une politique à cet égard-là. Avant que les dispositions soient en vigueur, ces gens-là (les victimes), leur seul salut, c’était de lever la main avant qu’ils soient complètement noyés et de dire: j’en peux plus! Et là, ils s’en allaient à la CSST.»
«Là, on leur dit qu’ils ont un mécanisme qui est rapide, qui sensibilise l’employeur sur les conséquences du harcèlement psychologique et vous permet, ultimement, de déposer une plainte. Les deux recours peuvent se faire parallèlement», précise M. Rivet qui défend la lenteur du processus, dénoncée par des groupes de pression. «Les enquêtes au départ étaient assez longues mais dans la dernière année, on a réussi à réduire ce délai-là à six mois, en général… Ça, on est fiers de cette vitesse de croisière!»
La Commission se bombe le torse avec les résultats du sondage CROP, qui révèle aussi que 8 salariés sur 10 n’ont pas peur de porter plainte contre l’employeur.