420 $ d'amende pour une rampe d'escalier

Métro - 420 $ d'amende pour une rampe d'escalier

L'incident s'est produit mercredi dernier à la station Montmorency. © Agence QMI

Jean-Philippe Arcand

Dernière mise à jour: 16-05-2009 | 20h34

Une dame de 38 ans résidant à Laval a reçu deux contraventions totalisant la coquette somme de 420$, mercredi dernier, alors qu’elle déambulait dans le métro en fin d’après-midi. Son crime? Ne pas avoir tenu une rampe d’escalier mobile…

Selon ce que rapporte le quotidien The Globe and Mail, Bela Kosoian, une étudiante en droit international à l’Université du Québec à Montréal, a commis son méfait à la station Montmorency. La mère de deux enfants descendait l’escalier en question lorsqu’elle a dû fouiller dans son sac pour trouver de la monnaie. Un policier de Laval qui patrouillait dans le secteur a aperçu Mme Kosoian et l’a sommée de remettre sa main sur la rampe de l’escalier en lui montrant le pictogramme exigeant cette consigne.

Après que la dame ait dit ne pas avoir bien entendu les demandes de l’agent, ce dernier l’a à nouveau rappelée à l’ordre. Comprenant cette fois la directive clairement, Mme Kosoian a refusé d’obtempérer, tout en prenant soin de répliquer au policier: «je n’ai pas trois mains». De plus, elle disait craindre les virus et bactéries pouvant se trouver sur la rampe.

Mal lui en pris, cependant, car le limier a aussitôt passé les menottes à la contrevenante, qui n’a pas manqué d’argumenter vivement avec lui, et l’a escortée vers un petit local de détention.

Une fois son sac fouillé de fond en comble, Mme Kosoian s’est vu remettre un premier constat d’infraction de 100 $ pour non-respect d’une directive affichée sur un pictogramme, et un second de 320 $ pour entrave au travail d’un agent de la paix.

Visiblement outrée, Mme Kosoian a d’ores et déjà indiqué avoir l’intention de contester ces amendes devant le tribunal.

C’est le règlement

Du côté de la police de Laval, la porte-parole Nathalie Lorrain assure que tout a été fait selon les normes édictées par la Société de transport de Montréal.

«Ce sont les règles de la STM, explique-t-elle. Si ma mémoire est bonne, même le simple fait de s’asseoir par terre dans une station de métro peut mener à une amende assez salée.»

Mme Lorrain poursuit en indiquant que les policiers patrouillant dans le métro se doivent de garder l’œil bien ouvert afin d’assurer la sécurité des usagers dans chacune des stations. «Il ne faut pas que toutes sortes de personnes puissent se retrouver à l’intérieur», dit-elle.

À Montréal en 2004, 16 étudiants ont été blessés lorsqu’un escalier mobile du métro s’est brusquement arrêté.


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