Pourquoi avezvous choisi de quitter Repentigny pour vous installer à Chibougamau?
«Ça fait cinq ans qu'on vit ici et on y est très bien. Ça a été tout un changement, mais j'ai une meilleure qualité de vie. J'ai une grande maison avec une petite montagne en arrière. J'ai un travail que j'aime. Toutes les activités de l'hôpital se font à un rythme vivable, contrairement à ce qu'on voit souvent dans la région métropolitaine.»
Comment arrivez-vous à concilier votre travail comme médecin à l'urgence et la vie avec six enfants ?
«J'ai eu mes enfants un à la fois et on s'adapte. Durant le jour, j'en ai quatre qui vont à l'école et un à la garderie. J'ai également quelqu'un qui m'aide pour tout ce qui touche le linge et le ménage. Je peux donc profiter des enfants et passer un peu de temps avec chacun.»
Est-ce que vous songez à adopter un septième enfant?
«J'ai commencé à adopter à 40 ans. Je commence donc à envisager de prendre ma retraite (de l'adoption internationale). Je me dis souvent que le prochain devra m'arriver dans un panier devant la porte. Je compte plutôt m'impliquer de façon différente, en donnant des conférences sur l'adoption ou en répondant par courriel ou au téléphone à des parents qui veulent adopter.»