La controverse attendue entourant les panneaux publicitaires athées, qui ornent depuis lundi une dizaine d’autobus de la Société de transport de Montréal (STM), n’aura pas lieu.
L’église catholique refuse de lancer la pierre à ces messages qui remettent en question l’existence de Dieu, y voyant au contraire un signe de l’ouverture de la société québécoise.
Sur les panneaux, qui ont été achetés par l’Association humaniste du Québec, on peut lire: «Dieu n’existe probablement pas. Alors cessez de vous inquiéter et profitez de la vie».
Bertrand Ouellet, secrétaire général de l’Association des évêques catholiques du Québec (AECQ), rigole lorsqu’on lui demande s’il juge qu’un tel message est acceptable.
Rien d’inquiétant pour l’église
«Bien sûr, cela ne changera pas l’opinion des croyants, qui sont en forte majorité dans la province. Je n’y vois rien d’offensant, et ce n’est pas du tout une source d’inquiétude pour l’église», affirme-t-il d’emblée.
«Au contraire, pour moi, le fait qu’on puisse afficher un tel message prouve bien que nous sommes chanceux de vivre dans une société de libre expression. Une société évoluée en est une ou toute personne peut exprimer ses opinions», d’ajouter celui dont l’organisation représente les 28 évêques catholiques québécois.
La campagne d’autobus athées n’est pas nouvelle, ayant pris naissance en Angleterre et en Espagne au début de l’année.
Au Canada, si des villes comme Halifax et Ottawa ont refusé que leurs autobus véhiculent des messages athées, de peur de blesser les gens d’autres croyances religieuses, Toronto a donné le feu vert, il y a quelques semaines, à une telle campagne.