Un médecin exilé aux États-Unis rapatrié

Hôpital Maisonneuve-Rosemont - Un médecin exilé aux États-Unis rapatrié

Le D Martin Guimond avait prévu de mener sa carrière aux États-Unis mais l’hôpital Maisonneuve-Rosemont a su le séduire, en lui donnant les outils nécessaires à la poursuite de ses recherches. © Photo Le Journal, Alain Décarie

Gabrielle Duchaine
Le Journal de Montréal

L'Hôpital Maisonneuve-Rosemont vient de réussir un coup fumant en rapatriant un éminent médecin québécois exilé aux États-Unis depuis 2001, preuve que l'exode des cerveaux va parfois à contresens.

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C'est tout un coup de filet pour l'établissement montréalais. Le Dr Martin Guimond est une sommité en greffe de moelle osseuse chez les leucémiques et auteur d'un article scientifique dans la réputée revue Nature, un fait extrêmement rare pour un Québécois.

«Ils m'ont courtisé, et j'ai décidé de venir», dit le médecin qui travaillait jusqu'à récemment au National Institutes of Health, reconnu comme le plus grand centre de recherche de la planète.

Offres alléchantes

Titulaire d'un doctorat de l'Université de Montréal, il a passé les huit dernières années en Ohio et à Washington, où il a fait une importante découverte sur la régénération de cellules essentielles au fonctionnement du système immunitaire après une greffe de moelle. Il est aussi derrière une technique révolutionnaire de greffe chez des leucémiques pour qui tous les traitements ont échoué.

C'est notamment l'expertise de Maisonneuve- Rosemont en greffe de moelle osseuse, alliée à son tout nouveau centre de thérapie cellulaire, l'un des meilleurs du monde, qui a attiré le Dr Guimond.

«L'hôpital a une bonne réputation internationale et la Fondation a tout mis en oeuvre pour que j'aie les outils nécessaires pour poursuivre mes recherches», dit-il.

Le spécialiste était pourtant décidé à faire carrière aux États-Unis et avait reçu plusieurs offres alléchantes, dont certaines du secteur privé.

«J'avais des options. Après quelques années, tu te fais connaître et tu deviens attirant pour les Américains», raconte le principal intéressé.

«C'est sûr qu'aux États-Unis, il y a beaucoup de financement pour la recherche, admet-il. Mais l'État ne s'occupe pas autant de la santé de sa population qu'ici.»

Martin Guimond occupe maintenant un poste de chercheur adjoint de l'Université de Montréal, affilié à Maisonneuve-Rosemont. Il participe aussi à l'enseignement. «Mais je me consacre presque à cent pour cent à ma recherche.»


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