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«Esclave sexuel»

Trois ans de pénitencier à un couple d'abuseurs

Éric Thibault
26/11/2008 10h18 - Mise à jour 26/11/2008 13h03

«Esclave sexuel» - Trois ans de pénitencier à un couple d'abuseurs
Gilles Charron a utilisé son fils, en compagnie de son conjoint, Michel-Arthur Roy, comme «esclave sexuel» pendant près de trois ans, a déploré le juge Rousseau. 
© Archives Le Journal de Québec

Gilles Charron, 52 ans, et son conjoint, Michel-Arthur Roy, 61 ans, de Québec, ont été condamnés à trois ans de pénitencier, hier, pour avoir utilisé le fils du premier comme «esclave sexuel» lorsqu'il était adolescent.

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Le juge Pierre Rousseau a rappelé que Cédric Charron était «devenu le centre des activités sexuelles du couple» pendant près de trois ans, entre 1994 et 1996, lorsqu'il avait entre 15 et 17 ans.

Bien que les infractions de son conjoint soient plus nombreuses, «la faute du père est encore plus grave puisque c'était à lui de protéger son fils. Cédric Charron a eu énormément de courage de le dénoncer pour se libérer de ses traumatismes et de ses tourments», a souligné le magistrat.

Ayant maintenant 29 ans et lui-même père de trois enfants, Cédric Charron est entrée dans les Forces armées dès sa majorité, où il a dû suivre des thérapies pour des problèmes d'agressivité et d'anxiété. «Les agressions subies se répercutent encore sur sa vie de couple», a mentionné le juge.

Pourtant, les accusés, tout en plaidant coupables, continuent de «minimiser leurs gestes et de banaliser les conséquences graves pour la victime». Leur capacité d'empathie pour la victime est «médiocre» puisque, selon eux, ces rapports sexuels (dont des «trips à trois chaque semaine, ainsi qu'une douloureuse tentative de relation anale par son propre père) étaient «consensuels».

Risques de récidive

De plus, les risques de récidive sont «indéniables» puisque ni l'un ni l'autre ne représentent un bon candidat à une thérapie devant le peu de reconnaissance de leur problématique de déviance sexuelle, d'après le juge. Gilles Charron et Michel-Arthur Roy ont plaidé qu'ils avaient eux-mêmes été abusés sexuellement durant leur enfance. Leurs noms apparaîtront au Registre national des délinquants sexuels pendant les dix prochaines années et leur ADN garnira les banques de données génétiques mises à la disposition des forces de l'ordre.








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