Mario Bergeron, victime d’un règlement de comptes?

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Les Hells traitent les Dominicains avec beaucoup d’égard, et vice versa. Pendant que les fullpatch Alain Ruet, Émery Martin et Mario Bergeron (en mortaise), du chapitre de Québec, badinaient avec une vendeuse de jouets itinérante, Bernard Plourde, de Trois-Rivières, souriait gaiement à deux enfants attirés par sa rutilante moto, en février dernier. © Le Journal de Québec

Louis Mathieu Gagné

Un Hells Angels de la région de Québec qui a ses habitudes en République dominicaine, le nouveau fief des motards criminalisés, pourrait bien avoir été victime d’un règlement de comptes.

Mario Bergeron est porté disparu depuis le mois d’avril de sa résidence de Québec, selon un avis de disparition mis en ligne récemment sur le site Internet de la Sûreté du Québec (SQ).

L’homme de 44 ans a été vu pour la dernière fois alors qu’il quittait son domicile pour aller vaquer à ses occupations quotidiennes.

« Il a quitté la maison comme il le fait à l’habitude et il n’a jamais été revu. Sa conjointe, inquiète, nous a contacté quelques jours plus tard », dit Richard Gagné, porte-parole de la SQ.

L’enquête de la SQ n’a pas permis de retracer cet homme connu des services policiers.

Voyage incognito à l’étranger? Fuite forcée? Règlement de comptes? Les policiers nagent en plein mystère.

Mario Bergeron est un membre en règle du chapitre de la Vieille Capitale des Hells Angels. L’homme ne s’en cache pas.

Allégeance avouée

Sur son profil sur Netlog, un site Internet communautaire similaire à Facebook, il indique comme profession « Hells Angels, commerçant ».

« Je suis comme je suis, mais négociable », écrit-il sur son profil inauguré en juin 2007.

Le Journal rapportait sa présence à Cabarete, en République dominicaine, aux côtés d’autres fullpatch lors d’une enquête réalisée en février dernier.

Bergeron et d’autres « anges de l’enfer » arborant fièrement leurs couleurs y étaient alors nombreux. Ils y fêtaient l’accession du club de motards local Los Barracos au rang de « prospect » Hells Angels.

On y apprenait que les Hells du Québec s’étaient solidement établis dans ce pays des Antilles à la suite de l’Opération Printemps 2001 où plusieurs des leurs avaient été mis sous les verrous pour trafic de drogues et gangstérisme, notamment.

Les Hells seraient propriétaires et gérants de quelques hôtels et commerces à Cabarete et Sosua. Ils auraient créé ainsi des emplois qui sont appréciés dans ces secteurs pauvres.


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