Mélissa Gagnon, une ex-technologiste médicale du Centre hospitalier de Sainte-Anne-de-Beaupré, a reconnu sa culpabilité à des accusations de fabrication et d'usage de faux documents, hier.
La femme de 26 ans, de Château-Richer, avait été congédiée par la direction de l'hôpital après qu'on se fut aperçu, à la fin août 2007, que plusieurs résultats d'analyses de laboratoire qui étaient passées entre ses mains présentaient des anomalies. De fait, l'employée a admis aux enquêteurs de la Sûreté du Québec qu'elle avait agi ainsi afin de gagner du temps.
Ainsi, on avait dû reprendre à zéro les analyses d'échantillons sanguins de plus de 300 patients qui s'étaient soumis à cet exercice entre mars et août 2007.
L'enquête a démontré qu'au moins 15 rapports d'analyses de laboratoire avaient été falsifiés, entraînant par conséquent des diagnostics erronés et des ordonnances de médicaments inadéquats. Par contre, les fautes de Mélissa Gagnon n'auraient pas causé de décès ou de problèmes de santé majeurs pour les patients touchés.
Radiée temporairement
Celle qui a aussi été radiée temporairement par son ordre professionnel reviendra devant le tribunal le 9 janvier pour l'étape des représentations sur sa sentence.
Entretemps, elle devra se soumettre à un rapport d'expertise avec évaluation psychiatrique visant à orienter le juge sur la peine appropriée à lui imposer.