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Selon le coroner

Mort violente et accidentelle

Anne-Marie-A. Savoie
31/08/2008 09h04 

Le petit Maxime Jean est mort de façon violente et accidentelle dans l'incendie survenu le 17 avril 2007, qui a ravagé l'immeuble qu'il habitait avec sa mère, conclut le coroner Jean-Marc Picard.

Aux petites heures du matin le 17 avril 2007, la mère de Maxime, Renée Jean, entend un crépitement provenant du cabanon. Elle réveille son fils, le prend par la main et se dirige vers la porte qui donne sur la rue Raoul-Jobin, dans le quartier Saint-Sauveur.

Remarquant que la porte est rouge, elle bifurque vers la seconde porte, donnant sur l'arrière de la bâtisse de trois étages et sept logements datant de 1900. Un homme ouvre brusquement la porte et, au même moment, une déflagration se fait entendre, les vitres éclatent et elle lâche la main de son fils et se précipite à l'extérieur, croyant que celui-ci est derrière elle.

Mais Maxime n'est jamais sorti. Il a été retrouvé au centre du logement, complètement calciné. Le garçon de 10 ans a succombé à une asphyxie au monoxyde de carbone et son corps a été carbonisé à 72 %, écrit le coroner dans son rapport rendu public vendredi.

Selon les rapports du Laboratoire de police, d'un ingénieur d'Hydro-Québec, de deux experts en sinistre et de l'enquêteur du Service des incendies, le coroner Picard a pu établir que l'incendie a probablement été causé par une défaillance de l'installation électrique.

Les pompiers sont arrivés dans un délai de deux ou trois minutes et le feu était déjà intense. Des locataires auraient remarqué des «flammèches» au niveau de l'entrée lors de forts vents.

Poursuite

La mère, Renée Jean, a déposé une poursuite en dommages de 350 000 $, le 7 mars dernier, contre la Ville de Québec, Hydro-Québec et la propriétaire de l'immeuble sinistré.

Dans sa requête déposée en Cour supérieure, la femme allègue qu'ils manquaient d'effectifs pour combattre les flammes efficacement et qu'ils ont été retardés parce que le courant n'était pas lesté.

Elle reproche également à la propriétaire d'avoir négligé l'entretien du bâtiment et de ne pas avoir installé de détecteurs de fumée dans son logement.

La demanderesse a passé trois semaines à l'hôpital à la suite du sinistre et souffre d'une dépression sévère depuis les événements. La cause n'a toujours pas été entendue.








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