Relation difficile

Émeute à Montréal-Nord - Relation difficile

José Villar s’implique auprès des jeunes espagnols.Photo Le Journal - Catherine Lefebvre

Jean-François Codère
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 14-08-2008 | 12h34

Il n'y a pas que les jeunes d'origine haïtienne qui éprouvent des difficultés dans leurs relations avec les policiers montréalais. C'est aussi difficile pour les jeunes Latino-Américains comme Freddy Villanueva, ont rappelé hier quelques représentants de cette communauté.

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«Les Latinos aiment rester en groupe au coin des rues, crier, faire la fête et profiter de l'été», dit Jorge Freytter, intervenant au Centre d'orientation paralégale et sociale pour immigrants.

«Ça ne veut pas dire que ce sont des gangs de rue. Mais les policiers, plutôt que de venir se présenter et discuter, arrivent et leur demandent immédiatement ce qu'ils font là.»

«Les gens sont prêts à accueillir la police, mais à condition d'être traités comme des êtres humains», estime José Villar, curé de Saint-Arsène et responsable de la mission catholique de langue espagnole.

«Par le passé, dans nos pays d'origine, nos relations avec la police n'ont pas toujours été roses, rappelle-t-il. Souvent, les Latinos ont une vision faussée de la police. Dans certains pays, les policiers sont bien les derniers qu'on veut appeler.»

Dévalorisés

Le directeur général de l'Alliance des communautés culturelles pour l'égalité dans la santé et les services sociaux (ACCÉSSS), Jérôme Di Giovanni, voit quant à lui dans les événements de la fin de semaine l'expression du «malaise des communautés, même celles qui sont ici depuis très longtemps».

«Le rapport Bouchard-Taylor est encore tout chaud et il y a beaucoup été question des difficultés d'intégration, de ces gens qui arrivent ici avec diplôme et expérience et qui doivent repartir à zéro. C'est extrêmement dévalorisant pour toute la famille.»


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