Brisée par la douleur, Lilian, la mère de la victime, avait peine à s'exprimer, hier, quelques heures après avoir appris la tragique nouvelle.
«C'est criminel», a-t-elle trouvé la force d'affirmer, entre deux sanglots. Sa fille Wendy a pour sa part exprimé le souhait qu'une enquête minutieuse soit menée.
«On sait qu'il y a du racisme dans ce quartier, mais on veut la justice», a-t-elle soufflé.
Un être doux
La jeune femme a répété à plusieurs reprises à quel point son frère Freddy était un être doux qui tentait de s'assurer un avenir.
«Il venait de finir son quatrième secondaire, il attendait pour faire un cours d'électricien. Il demeurait souvent à la maison pour s'occuper de ma petite soeur atteinte de déficience intellectuelle», a tenu à souligner Wendy.
Les Villanueva ne sont pas seuls à réclamer des explications. Les questions se bousculent aussi dans la tête de la mère d'une victime d'origine cambodgienne, Denis Méas, atteint à l'épaule par un projectile.
«Mon fils est un bon garçon, il dit qu'il veut être quelqu'un de bien. Il faut qu'on sache ce qui s'est passé», a confié Hong Onn Sun, sur le pas de son logement de Montréal-Nord.