Un cycliste a appris à la dure, hier, que de conduire son vélo de façon téméraire pouvait coûter cher, lorsqu'il a écopé d'une amende de 438 $, gracieuseté des patrouilleurs à vélo de la Sûreté du Québec.
Cette amende, Keenan Poloncsak l'a reçue après avoir traversé à toute allure la chaussée de la sortie ouest de l'île Sainte-Hélène sur le pont Jacques-Cartier, sans faire l'arrêt obligatoire.
À cette infraction s'ajoutent : ne pas être descendu de son vélo avant de traverser et avoir conduit un vélo sans freins avec des écouteurs sur les oreilles.
«Je vais contester, je n'ai pas vu le signe», a-t-il lancé, convaincu que les policiers s'en prennent à lui en raison de son look punk.
Alors que Le Journal de Montréal constatait, mercredi dernier, que la majorité des cyclistes empruntant le pont Jacques-Cartier faisaient fi de la signalisation en place, les patrouilleurs en vélo de la Sûreté du Québec commençaient hier à distribuer des contraventions.
La facture pourrait d'ailleurs grimper rapidement pour les cyclistes délinquants puisqu'il en coûte 52 $ par infraction, sans compter les trois points de démérite pour omettre de s'immobiliser à un arrêt.
Suffisamment sensibilisés
Une attention particulière sera portée à la sortie ouest de l'île Sainte-Hélène, une intersection particulièrement dangereuse et achalandée, selon les policiers.
Contrairement à l'été dernier, les cyclistes ne bénéficient plus d'une période de grâce. «C'est une signalisation qui est là depuis longtemps. Normalement, les cyclistes devraient être suffisamment sensibilisés», explique l'agent Luc Gagnon.
Sensibilisés ou non, le Journal a une fois de plus observé plusieurs cyclistes traverser l'intersection sans même s'arrêter.
Daniel Coole, lui, a failli ne pas s'arrêter malgré la signalisation et la présence de trois policiers. Il s'est finalement immobilisé lorsqu'un policier lui a lancé un cri. « Je filais tout droit, je n'allais même pas faire un stop », a-t-il avoué. « À l'avenir, je serai plus prudent. »
François Gauthier, pour sa part, s'arrête et descend de son vélo à chaque fois qu'il passe par là. «Je le fais pour sauver ma vie», a-t-il lancé.