Lueur d'espoir

Prisonnière - Lueur d'espoir

Nathalie Morin avec son mari et de l’un de ses enfants.Photo Le Journal

Daniel Renaud
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 04-04-2008 | 08h42

Nathalie Morin, cette jeune Québécoise mère de deux enfants vraisemblablement retenue contre son gré en Arabie saoudite, vit d'espoir depuis que son histoire fait les manchettes au Québec.

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«Elle est contente. Elle a l'impression qu'on s'occupe d'elle. Elle était tellement découragée, et cela lui donne de l'espoir», explique sa mère, Johanne Durocher.

Visiblement encouragée elle aussi, la femme s'est entretenue durant plus d'une heure hier avec le Journal dans sa modeste maison de Longueuil, qui est devenue un véritable quartier général.

Entre dix entrevues et des appels d'attachés de presse de députés, Johanne Durocher a pu parler au téléphone avec sa fille à deux reprises, hier.

«Elle était beaucoup mieux que la veille», dit-elle.

L'attachée de presse de la députée du Bloc québécois Francine Lalonde a également réussi à joindre la jeune femme de 23 ans en Arabie saoudite.

Mais la discussion aurait été de courte durée puisque le conjoint de Nathalie Morin, Saeed Al Bichi, était dans la maison.

Peur bleue

«Elle n'a pas voulu parler. Quand il est là, elle a peur», raconte Johanne Durocher.

Le Journal lui a demandé d'appeler sa fille en sa présence, mais elle n'a pas voulu courir de risque, craignant qu'Al Bichi commence à se douter du battage médiatique amorcé au Canada.

«On croit qu'il a déjà été dans la police et l'armée. Avant, elle m'appelait du téléphone de la maison mais il enregistrait tout.

«J'ai peur. Elle m'a demandé de ne pas appeler sur son cellulaire. C'est sa vie qui est en danger. Surtout que j'ai téléphoné deux fois et que quelqu'un d'autre l'a appelée aujourd'hui», dit Mme Durocher.

Un sacrifice

Jamais elle n'aurait pensé qu'une simple rencontre de sa fille avec un étranger dans un restaurant de Montréal aurait pris des proportions aussi inquiétantes sept ans plus tard.

«Elle est allée là-bas pour la famille. Elle me disait: Je sais que ce n'est pas le mari idéal, mais je suis prête à faire ce sacrifice parce que je n'accepterai jamais mon statut de mère de famille monoparentale», raconte Johanne Durocher.

«Elle m'a dit qu'elle en serait maintenant très fière si elle était au Québec aujourd'hui», conclut-elle.


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