La tension a monté d'un cran dans le conflit opposant Petro-Canada à ses employés en lockout à la raffinerie de Montréal, après qu'un cadre eut été agressé à son domicile, lundi.
Un des 200 cadres qui remplacent les employés en lock-out depuis le 17 novembre a été tabassé chez lui, à L'Épiphanie.
L'homme de 57 ans aurait ouvert la porte à Robert Masson, 28 ans, et à Alessandro Peppuccio Siciliano, 29 ans, et aurait reçu plusieurs coups de poing.
Les deux suspects ont été arrêtés par les policiers de la Sûreté du Québec et ont comparu hier au palais de justice de Joliette pour faire face à des accusations de voies de fait et de possession d'arme à feu.
Les deux accusés ne sont pas des employés de Petro-Canada et la SQ ne fait pas de lien pour l'instant avec le conflit de travail à la raffinerie.
Vigilance
Petro-Canada va toutefois redoubler de vigilance.
«On ne peut pas faire de lien avec les syndiqués, mais on trouve ça regrettable et ce n'est pas comme ça qu'on va régler le conflit», dit le responsable des communications pour l'est du Canada, Andrew Pelletier.
Du côté du syndicat, on nie toute implication. «On ne connaît pas ces deux individus et on n'est pas impliqué, ni de près ni de loin», indique Jacques Vanier, président de la section locale.
Sur la ligne de piquetage, les syndiqués déplorent avoir été associés à cet incident.
«La compagnie fait tout pour nous nuire», a lancé un travailleur qui souhaitait garder l'anonymat.