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Blainville

C'était comme ses bébés

Pierre Richard
Le Journal de Montréal
05/10/2007 08h43 

Parce que ses chiens étaient «comme ses bébés» et qu'il ne parvenait pas à les vendre, l'éleveur Marc-André Laporte s'est retrouvé avec 97 fox-terriers dans sa résidence de Blainville avant qu'on ne condamne sa maison, en novembre 2005.

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Le psychologue de 59 ans se retrouvait hier devant le juge Jean Sirois pour se défendre d'une accusation de cruauté envers les animaux.

La maison dans laquelle les animaux ont été retrouvés avait été transformée en véritable chenil et était dans un tel état d'insalubrité que la Ville de Blainville a choisi de la démolir.

D'ailleurs, hier, l'inspecteur en bâtiment de la ville, M. Normand Racine, a dit qu'il avait fallu placer les objets retrouvés sur place dans un conteneur de 40 verges cubes.

Des négligés

«Ça dégageait une odeur intolérable», a-t-il dit au juge en expliquant qu'il avait eu l'impression que Laporte n'habitait pas l'endroit.

Pourtant, ce n'était pas le cas. Mais Laporte, lors de son témoignage, a expliqué qu'il n'avait pas le temps de faire le ménage.

«Ma priorité, c'était de nourrir les chiens.» Et aussi de faire leur toilette, dit-il, tout en mentionnant qu'il pouvait faire un toilettage par semaine. Mais comme il avait 97 chiens, ça explique que certains avaient l'air «négligé» lors de la perquisition policière.

Croissance incontrôlée

Le problème, a-t-il encore expliqué, c'est qu'il n'a pas réussi, au fil des ans, à vendre suffisamment de chiots, ce que les gens recherchent le plus.

Alors, le nombre de chiens s'est mis à croître. Et à croître. À tel point qu'il leur consacrait dix-huit heures par jour et qu'il a emprunté 32 000 $ à sa soeur pour les nourrir, se nourrir, payer une partie de son hypothèque et les factures d'électricité.

«Je n'arrivais pas à faire tout l'ouvrage nécessaire.»

Pourquoi ne pas avoir envisagé l'euthanasie, lui a demandé le tribunal.

«Ils avaient tous un nom et une personnalité propre», de dire l'accusé, qui soutient que dans les circonstances, il a fait «un choix raisonnable».








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