Le père de la victime amer

Pierre Richard
Le Journal de Montréal

Son fils Éric rendu grabataire après une rixe dans un bar de Terrebonne, Gérard Baril, après sa sixième visite au palais de justice, est reparti amer, l'accusé dans cette affaire ayant obtenu un nouveau délai avant de régler son dossier.

Le 29 octobre 2005, Éric Baril, alors âgé de 29 ans, se rend au bar Le Gascon de Terrebonne, après être allé voir sa fille. Il y rencontre Stéphane Pruneau, accompagné de deux femmes.

Éméché, Éric Baril entreprend une bousculade avec Pruneau, avant que le portier du bar ne l'expulse.

Sauf que Pruneau va le rejoindre à l'extérieur du bar et le frapper de nouveau. Baril tombe au sol et y demeure jusqu'à ce qu'une danseuse, aux petites heures, constate qu'il est toujours allongé sur place et appelle une ambulance.

Lourdement handicapé

Sauf qu'il était déjà trop tard pour Éric Baril, qui est lourdement handicapé depuis.

Pruneau a tenté de plaider coupable à quelques reprises. En février dernier, il a refusé d'enregistrer un plaidoyer de culpabilité parce que la poursuite lui offrait une sentence de deux ans moins un jour.

Hier, l'affaire devait être réglée puisque la poursuite était prête à reconnaître qu'une sentence de dix-huit mois était suffisante.

C'était sans tenir compte de l'attitude de Gérard Baril, le père de la victime. Celui-ci trouve la peine totalement insignifiante et a fait des démarches auprès du procureur chef de Saint-Jérôme pour que le dossier de l'agresseur de son fils soit traité «sérieusement», selon son expression.

La cause a ainsi été renvoyée, mais on a promis à Gérard Baril qu'il aurait son mot à dire, la prochaine fois.


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