Myriam Bédard devrait éviter la prison

Marilou Séguin
Le Journal de Montréal

Il est peu probable que Myriam Bédard fasse de la prison, selon trois criminalistes de renom.

L'ex-athlète a été reconnue coupable jeudi d'avoir enlevé sa fille, en contravention des dispositions d'une ordonnance de garde.

Selon le Code criminel, elle est passible d'une peine maximale de 10 ans d'emprisonnement.

«Ça ne vaut pas de la prison ferme, mais une sentence qui va donner l'exemple», lance d'entrée de jeu l'avocat criminaliste Jean-Pierre Rancourt.

«L'intérêt public commande une peine qui va dissuader les gens de faire la même chose», ajoute-t-il.

Même son de cloche du côté de l'avocat criminaliste Jean-Claude Hébert.

«Il serait plutôt étonnant que le juge lui donne une sentence de privation de liberté, étant donné qu'elle a déjà purgé 14 jours de prison ferme aux États-Unis», dit le spécialiste.

Une panoplie de sentences

Comme aucune peine minimale n'est prévue dans le Code criminel, le juge a une panoplie d'options devant lui.

Myriam Bédard pourrait notamment écoper d'une peine d'emprisonnement avec sursis, qu'elle devrait purger dans la communauté.

«Parmi les conditions les plus usuelles assorties à cette peine, on retrouve le couvre-feu, les travaux communautaires ou l'assignation à domicile à certaines heures», explique l'avocat criminaliste Robert La Haye.

La sentence de l'ex-athlète de 37 ans pourrait aussi être suspendue, avec ou sans condition.

«Je ne veux pas me substituer au juge, mais je me dis que je trouverais fort probable qu'elle ne soit pas incarcérée», souligne Me La Haye.

L'avocat de la défense a déjà annoncé son intention de plaider une absolution pour sa cliente afin de lui éviter d'avoir un casier judiciaire.


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