M. Gendron se dirigeait, vendredi matin, vers le pont Mercier sur la 138 à Châteauguay lorsque des Peacekeepers de Kahnawake l'ont klaxonné. Le maire les a salués de la main.
Une fois rendu sur le territoire des Mohawks, la voiture a allumé ses gyrophares. Stéphane Gendron s'est garé.
«On me demande mes papiers, raconte-t-il. Sur le moment, je refuse puisqu'il n'y a aucun motif apparent pour mon arrestation. Avant de demander l'identification, un policier doit élémentairement justifier l'interception. Il finit par m'expliquer que j'ai conduit avec imprudence en changeant de voie du boulevard Industriel vers la 138.»
On lui explique alors qu'il aurait passé de la voie de droite à celle de gauche avec imprudence. Le maire d'Huntingdon affirme que six voitures de police, incluant une de Châteauguay, ont participé à ce qu'il qualifie de «cirque de 30 minutes».
C'est finalement la police de Châteauguay, où l'infraction aurait eu lieu, qui lui décerne une contravention de 430 $ et quatre points d'inaptitude pour «action susceptible de mettre en péril la vie ou la sécurité des personnes ou la propriété».
«J'étais en beau maudit, lance M. Gendron. Ça m'a écoeuré. Je doute sérieusement de la compétence des Peacekeepers. Ils m'ont arrêté en vertu du Code de sécurité routière du Canada. Ça n'existe même pas!»
Pas de commentaire
Les Peacekeepers de Kahnawake, au courant de l'affaire, ont refusé de faire un commentaire, hier.
La police de Châteauguay indique avoir décerné la contravention à la demande des Peacekeepers, une pratique courante.
Il dit avoir téléphoné vendredi au Comité de déontologie policière, qui lui a fait parvenir un document à remplir pour porter plainte. «Je vais envoyer ça lundi», assure-t-il.
Le maire Gendron a également l'intention de contester la contravention en cour.