«Je voulais éviter le trafic et contourner les automobiles», explique Michael Francis, contravention à la main.
En effet, hier après-midi, monsieur Francis décide de se rendre au travail en vélo, ne pouvant pas utiliser les transports en commun. «Le maire Gérald Tremblay veut qu'on prenne nos vélos et après, moi, je dois payer une amende de 37 $ pour ça. La police aurait pu me donner une chance», ajoute-t-il.
C'est que la loi est très claire, selon le SPVM: il est interdit de rouler à vélo sur les trottoirs sous peine d'une contravention. «Je ne vois vraiment pas pourquoi on aurait fait une exception», ajoute le porte-parole de la police.
Le conseiller du district Mile End, Michel Labrecque, un habitué du vélo, abonde dans le même sens. «J'ai moi-même demandé à la police qu'elle fasse attention aux cyclistes qui roulent sur le trottoir. C'est dangereux pour les piétons», explique-t-il.
Convaincu d'une injustice
Michael Francis reste convaincu d'être victime d'une injustice. «Je vais contester cette contravention, c'est certain. S'il n'y avait pas la grève, ça serait une tout autre chose», juge-t-il.
Avec le retour de la chaleur, de plus en plus de cyclistes sillonnent les rues de Montréal. Les pistes cyclables sont toutefois presque absentes. Michael Francis n'est pas le seul à rouler sur les trottoirs pour éviter les automobiles. «On encourage beaucoup les gens à prendre leur vélo, et regardez ce qui m'arrive. Je suis un nouveau cycliste, je ne connaissais pas cette loi-là», ajoute monsieur Francis.