Un service qui coûte cher

Eric Yvan Lemay
Le Journal de Montréal

La direction du Centre de santé Thérèse-de-Blainville reconnaît que certains accommodements pour la communauté juive hassidique coûtent cher et qu'elle pourrait y mettre fin.

«Le fait d'être obligé de déplacer notre personnel les journées de sabbat alors que d'autres communautés se déplacent pour venir chercher des services, ça coûte beaucoup plus cher et on est limités dans nos budgets», indique le directeur du CSSS Thérèse-de-Blainville, André Poirier.

Incapable de chiffrer

Il est toutefois incapable de chiffrer le coût de ce «service» exclusif.

La vague de dénonciations des accommodements raisonnables a poussé les dirigeants à se questionner sur le sujet.

«Ce n'est pas une politique de l'établissement. On a toujours accepté de faire ça», dit-il, reconnaissant toutefois que certains membres du personnel peuvent s'être sentis mal à l'aise par le passé.

Question délicate

Un comité de bioéthique étudie présentement la question et une décision doit être prise prochainement.

Selon le directeur, les accommodements se sont instaurés avec le temps à la demande de la communauté, mais sans directive claire de la direction.

Il reconnaît toutefois que c'est du personnel cadre qui a permis d'offrir les soins à domicile lors du sabbat.


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